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Le délégué général d'Alliance Police Nationale dénonce "le déchaînement" derrière l'affaire Zecler

Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance Police Nationale a souhaité rappeler, ce dimanche sur notre plateau, que le principe de la présomption d'innoncence s'applique aussi aux policiers mis en cause dans l'affaire Zecler.

Une semaine après la violente agression du producteur de musique noir Michel Zecler, roué de coups par plusieurs policiers le 21 novembre, les quatre officiers incriminés ont été déférés ce dimanche devant la justice.

Si Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance Police Nationale, reconnaît que les images de l'affaire, diffusées jeudi par le média Loopsider, "peuvent choquer", il dénonce une condamnation "avant l'heure" de ses collègues.

"On s'attendait à ce que nos collègues soient déférés. Ce qui nous révolte c'est le dechaînement qui existe derrière cette affaire, ceux qui aujourd'hui veulent condamner avant l'heure. Ces images peuvent choquer. Mais au demeurant, dans une démocratie, dans un Etat de droit, c'est aux juges de décider. Ce n'est ni aux journalistes, ni à ceux qui veulent prétendre tout savoir, ni aux hommes politiques. [...] C'est l'enquête qui détermine la vérité. ", a-t-il indiqué ce dimanche après-midi sur notre antenne.

Frédéric Lagache a tenu à rappeler que le principe de la présomption d'innoncence s'applique aux policiers.

Une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte contre les quatre policiers mis en cause pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" avec la circonstance aggravante de racisme, et "faux en écriture publique", un crime passible des assises, même si cette infraction aboutit la plupart du temps à des poursuites devant un tribunal correctionnel.

Le procureur de la République a annoncé, ce dimanche, lors d'une conférence de presse, que leur mise en examen a été requise par le parquet de Paris, ainsi que la détention provisoire pour trois d'entre eux. Un placement sous contrôle judiciaire a été requis à l'encontre du quatrième, accusé d'avoir lancé la grenade anti-émeute dans le local privé où se trouvait le producteur. Un juge d'instruction va par ailleurs enquêter sur l'ensemble de l'affaire.

Clément Boutin Journaliste BFMTV