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Le Conseil d'État saisi pour rouvrir les parcs en zone rouge

Paris  va rendre quatre de ses parcs non fumeur.

Paris va rendre quatre de ses parcs non fumeur. - Jacques Demarthon - AFP

L'association Respire estime que la fermeture des parcs et jardins est contre-productive dans la lutte contre le coronavirus.

L'association Respire a annoncé ce lundi avoir déposé un référé-liberté devant le Conseil d'État pour la réouverture des parcs et jardins en zone rouge, estimant leur fermeture contre-productive dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

La fermeture de ces espaces entraîne actuellement des "attroupements sur la voie publique transformant les trottoirs ou de simples impasses en lieux de rassemblement", au mépris de la distanciation sociale, fait valoir l'association dans un communiqué.

"Cette mesure est totalement contre-productive", estime Olivier Blond, directeur de Respire, cité dans le communiqué.

Une question de santé physique et mentale

"L’ouverture des bois de Boulogne, de Vincennes, et de la Courneuve montre pourtant que l’accès aux espaces verts, selon des modalités bien précises, est compatible avec la lutte contre le coronavirus", argumente encore Respire, qui suggère d'ouvrir les parcs et jardins en interdisant les pique-niques et en réservant des plages horaires à certaines catégories de population

Pour l'association Respire c'est une question de santé physique et mentale. Il s'agit aussi de donner accès aux populations les plus pauvres, qui vivent souvent dans de petits logements parfois insalubres, à des espaces verts. 

"Cette interdiction frappe davantage les citoyens les plus pauvres, ceux qui habitent des logements exigus sans accès à la verdure, ceux qui n’ont pas les moyens de partir trois mois dans une résidence secondaire", relève Olivier Blond.

La maire de Paris Anne Hidalgo a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins parisiens, mais le Premier ministre Edouard Philippe s'y est encore opposé la semaine dernière.

F.B. avec AFP