BFMTV

La Réunion: Heurts entre jeunes et forces de l'ordre au Port

Des heurts ont éclaté ce jeudi soir sur un rond-point de la ville du Port à La Réunion.

Des heurts ont éclaté ce jeudi soir sur un rond-point de la ville du Port à La Réunion. - Richard BOUHET / AFP

Sur un rond-point de la ville du Port à La Réunion, des heurts ont éclaté jeudi soir entre une centaine de jeunes et des forces de l'ordre, alors que le président de la République effectuait sa deuxième journée de visite sur l'île.

Des heurts ont éclaté jeudi soir entre une centaine de jeunes et des forces de l'ordre sur un rond-point de la ville du Port à La Réunion, alors que Emmanuel Macron était toujours en déplacement sur l'île. Des jets de pierres et des tirs de lacrymogène ont en effet été échangés sur le rond-point de la Rivière des galets, dans la commune du Port. Des poubelles et des voitures qui se trouvaient sur le parking d'une concession automobile aux abords du rond-point ont par ailleurs été brûlées, et un énorme panache de fumée était visible. 

Vers 21 heures, le rond-point était dégagé, mais les forces de l'ordre toujours présentes. Les manifestants se sont dispersés dans les environs. Un incendie s'est également déclaré dans une déchetterie située dans la commune de la Possession, tandis qu'un fast-food a été pris pour cible dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, précise Réunion La 1ère.

Une manifestation non déclarée mercredi

Jeudi matin, une quarantaine de personnes avaient déjà tenté d'installer un barrage à proximité de la ville du Port mais avaient été dispersés, avait précisé dans la journée l'Elysée, indiquant qu'il s'agissait de personnes "assez jeunes". Certaines avaient le visage dissimulé, selon la même source.

Mercredi à l'arrivée du président de la République à La Réunion, des heurts entre manifestants et forces de l'ordre avaient éclaté aux abords de l'aéroport, et des manifestants avaient brûlé une photo d'Emmanuel Macron. Cinq personnes ont été placées en garde à vue, sur un total de 80 manifestants dispersés car la manifestation n'était pas déclarée, selon l'Elysée. 

C.Bo. avec AFP