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"La peur change de camp": l'émotion de Mila à la sortie du procès de ses cyberharceleurs présumés

Le procès de treize personnes, jugées pour avoir cyberharcelé, voire menacé de mort, l'adolescente Mila après sa publication en novembre d'une vidéo polémique sur l'islam devenue virale, s'est ouvert ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris.

La jeune Mila s'est exprimée, avec émotion, ce jeudi après-midi, à la sortie du tribunal où sont jugés treize personnes pour l'avoir cyberharcelée, voire menacée de mort.

"Il est temps de s'en rendre compte et de le dire: la peur change de camp. Plus on sera nombreux à parler, plus on sera fort et puissant face à la menace et au harcèlement qui ne fera qu'empirer si on ne reste à rien faire", a-t-elle affirmé.

"Il n'y a pas d'anonymat, que l'on soit un jeune adolescent ou un adulte, à partir du moment où on commet un crime sur internet on peut être recherché, on peut être retrouvé et on peut être jugé devant un tribunal", a ajouté l'adolescente.

Deux ans d'emprisonnement

Âgés de 18 à 30 ans et originaires de toute la France, les prévenus, pour la plupart sans antécédents judiciaires, comparaissent tous pour harcèlement en ligne. Certains sont également renvoyés pour menaces de mort et l'un d'eux pour menace de crime.

Placés en garde à vue en février, mars ou avril, dans le cadre d'une enquête menée par le tout nouveau pôle national de lutte contre la haine en ligne, ces treize jeunes hommes et femmes avaient en grande partie reconnu être les auteurs des messages et dit les "regretter".

Ils encourent deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende pour le harcèlement en ligne, trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende pour les menaces de mort.

Clément Boutin avec AFP