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La marque "Benalla" a été déposée par une avocate

Alexandre Benalla le 19 septembre 2018 au Sénat.

Alexandre Benalla le 19 septembre 2018 au Sénat. - Bertrand GUAY / AFP

La marque a été déposée à l'INPI quelques jours seulement après la révélation par le journal "Le Monde" de la vidéo montrant Alexandre Benalla en train de frapper des manifestants le 1er mai.

Verra-t-on bientôt des armes à feu estampillées Benalla? Si l'idée paraît saugrenue, elle n'en est pas moins envisageable. Comme le rapporte La Dépêche du midi ce lundi, un particulier a déposé la marque "Benalla" à l'INPI, l'Institut national de la propriété intellectuelle. Une manoeuvre effectuée le 23 juillet, d'après le site de l'INPI, soit quelques jours seulement après l'éclatement de l'affaire, quand le journal Le Monde a révélé une vidéo montrant l'ancien chargé de mission de l'Elysée en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris. La publication avait eu lieu le 18 juillet en fin de journée.

Armes à feu, vêtements et imprimerie

C'est Géraldine Lesieur qui a fait la démarche, et d'après nos confrères, elle est avocate au barreau de Paris et "attributaire d'un marché public pour assurer la représentation du préfet de police pour certains dossiers de contentieux devant les tribunaux judiciaires"

Pour le dépôt de cette marque, plusieurs catégories de biens ont été définis. Ce dépôt s'applique notamment aux armes à feu, munitions et projectiles, aux feux d'artifice et autres pétards. Mais aussi à de très nombreuses catégories, comme le montre la fiche consacrée à cette marque sur le site de l'INPI: il s'applique aussi aux produits de l'imprimerie, aux vêtements et à la maroquinerie, au tabac, à la publicité, aux télécommunications, au transport, aux travaux d'ingénieurs mais aussi aux services juridiques. 

Marque Benalla
Marque Benalla © Capture INPI

Mis en examen pour "violences en réunion, détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel", il doit être entendu par les juges d'instruction en charge de l'enquête ce vendredi.

Charlie Vandekerkhove