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La justice US choisit GM pour reprendre l'usine de Strasbourg

Le tribunal des faillites de New York a validé la reprise par General Motors de son ancienne usine de Strasbourg. Le juge américain a débouté mardi le Belge Punch, qui avait introduit un recours de dernière minute pour racheter le site de production de bo

Le tribunal des faillites de New York a validé la reprise par General Motors de son ancienne usine de Strasbourg. Le juge américain a débouté mardi le Belge Punch, qui avait introduit un recours de dernière minute pour racheter le site de production de bo - -

STRASBOURG (Reuters) - Le tribunal des faillites de New York a validé la reprise par General Motors de son ancienne usine de Strasbourg, a-t-on...

STRASBOURG (Reuters) - Le tribunal des faillites de New York a validé la reprise par General Motors de son ancienne usine de Strasbourg, a-t-on appris mercredi auprès du comité d'entreprise.

Le juge américain a débouté mardi le Belge Punch, qui avait introduit un recours de dernière minute pour racheter le site de production de boîtes de vitesses automatiques.

"C'est un 'ouf' de soulagement. On croise les doigts, maintenant, en espérant que la pérennité du site est assurée pour le futur", a dit à Reuters Jean-Marc Ruhland, secrétaire de la CFDT et du comité d'entreprise.

Punch dispose de quinze jours pour faire appel.

Les syndicats ne croyaient pas aux bonnes intentions de ce groupe industriel qui s'était déjà porté candidat au rachat du site alsacien en proposant de ne garder que 700 salariés sur 1.100, avant de déclarer forfait au mois de mai dernier.

BMW, premier client de l'usine dont il achète 60% de la production, a par ailleurs retiré le recours judiciaire qu'il avait introduit pour obtenir la résiliation de son contrat en cas de vente à GM, a également indiqué Jean-Marc Ruhland.

L'usine française de transmissions automatiques fait partie des actifs que General Motors avait dû abandonner après sa mise en faillite pendant quarante jours en 2009 au profit de Motors Liquidation Compagny, une entité chargé de les mettre en vente.

Revenu à meilleure fortune, le constructeur automobile a décidé début août de reprendre le site, pour un euro symbolique, après avoir signé un accord avec une majorité de syndicats pour baisser les coûts salariaux de 10%.

Les salariés obtiennent en contrepartie une garantie d'emploi jusqu'en 2014 et des promesses d'investissement qui devraient assurer l'avenir jusqu'en 2020.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse