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La justice refuse la fermeture des échoppes de la "jungle" de Calais

L'Etat a été débouté de sa demande de fermeture des échoppes installées dans la "jungle" de Calais par le tribunal administratif de Lille.

Le tribunal administratif de Lille a débouté ce vendredi la préfecture du Pas-de-Calais de sa demande en référé de fermeture des commerces informels installés dans le camp de la "jungle" de Calais, selon le texte de la décision communiqué à la presse.

"Des lieux de rencontre apaisés"

Dans son ordonnance, le juge estime que "les préoccupations exprimées par le préfet du Pas-de-Calais sont tout à fait compréhensibles" mais que "les conditions d'urgence et d'utilité requises" par la loi "ne sont pas remplies pour faire droit" à sa demande "que soient expulsés les gérants des 72 structures de vente illégales recensées" sur le site.

Le juge des référés Jean-François Molla ne conteste pas que ces commerces "ne bénéficient d'aucune autorisation administrative" et que "certaines structures (....) ne respectent pas les règles sanitaires les plus élémentaires".

Toutefois, souligne-t-il, "ces épiceries, cafés, restaurants remplissent d'autres fonctions" que l'alimentation des migrants qui "vivent dans des conditions de précarité extrême et de total désoeuvrement. Ces lieux, ajoute-t-il, "constituent des lieux de rencontre apaisés entre migrants et avec (les) bénévoles (...)". 4.500 migrants vivent dans la "jungle" de Calais, plus de 9.000 selon deux associations.

A.S. avec AFP