BFMTV

La date de leur procès en appel fixée trop tard, des braqueurs sont libérés

-

- - AFP

Deux braqueurs ayant fait appel ont été libérés ce mercredi, puisque leur procès en appel a été fixé trop tard. Ils sont placés sous un contrôle judiciaire strict.

La cour d'assises du Vaucluse a fixé trop tard leur procès en appel. Résultat: deux hommes condamnés à de lourdes peines pour une série de braquages violents ont été remis en liberté ce mercredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Condamnés à 22 et 15 ans de réclusion criminelle

Jugeant que "le délai d'audiencement de la procédure est déraisonnable", la cour d'appel d'Aix-en-Provence a ordonné la remise en liberté, mercredi, de Célik Zamoun, 26 ans, et de Nassim Chenouf, 31 ans, condamnés le 3 juillet 2015 par la cour d'assises du Gard, le premier à 22 ans de réclusion criminelle, le second à 15 années. Tous les deux avaient fait appel de leur condamnation. Les deux accusés ont retrouvé la liberté mercredi mais ont été placés sous un contrôle judiciaire strict.

Le braquage d'une quinzaine d'Intermarché

Les deux hommes, aux casiers judiciaires chargés, sont soupçonnés de faire partie d'une "équipe à tiroirs" qui, en 2011, avait braqué une quinzaine d'Intermarché dans le Gard, la Drôme, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, des vols commis sous la menace de Kalachnikov et accompagnés de violences. 

La cour d'assises du Vaucluse, désignée pour les juger en appel, vient de fixer l'audience du 5 au 20 février 2018, soit trente mois après leur appel.

Les juges de la Cour suprême avaient considéré que "ni l'encombrement du rôle d'une cour d'assises d'appel, ni l'augmentation du contentieux à moyens constants ne caractérisent des circonstances insurmontables propres à justifier le dépassement d'une durée raisonnable de détention provisoire".

Une soixantaine de dossiers en attente d'audiencement

La cour d'assises du Vaucluse doit faire face à un "stock" d'une soixantaine de dossiers en attente d'audiencement, auquel s'ajoute 26 affaires en appel, alors qu'elle juge en moyenne trente dossiers par an.

S.Z avec AFP