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La comptabilité de Liliane Bettencourt cible des perquisitions

Le domicile de Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine. Les perquisitions effectuées lundi dans l'affaire Woerth-Bettencourt visaient en particulier la comptabilité de la milliardaire. Au total, sept perquisitions ont eu lieu dans le cadre des enquêtes pr

Le domicile de Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine. Les perquisitions effectuées lundi dans l'affaire Woerth-Bettencourt visaient en particulier la comptabilité de la milliardaire. Au total, sept perquisitions ont eu lieu dans le cadre des enquêtes pr - -

PARIS (Reuters) - Les perquisitions effectuées lundi dans l'affaire Woerth-Bettencourt, qui se sont achevées tard dans la nuit, visaient en...

PARIS (Reuters) - Les perquisitions effectuées lundi dans l'affaire Woerth-Bettencourt, qui se sont achevées tard dans la nuit, visaient en particulier la comptabilité de Liliane Bettencourt, a-t-on appris mardi de source policière.

Au total, sept perquisitions ont eu lieu dans le cadre des enquêtes préliminaires ouvertes notamment pour des soupçons de "fraude fiscale" et de "blanchiment" concernant l'héritière de L'Oréal.

L'une d'elles visait une annexe de l'hôtel particulier de Liliane Bettencourt à Neuilly (Hauts-de-Seine), abritant les bureaux de sa nouvelle comptable.

Arrivés vers 17h00, les policiers de la brigade financière en sont repartis vers 01h00 avec une valise à roulettes contenant vraisemblablement des documents comptables.

Liliane Bettencourt se trouvait alors dans sa résidence secondaire de Bretagne, a-t-on précisé de même source.

Une autre perquisition visait le domicile du photographe François-Marie Banier qui, selon une source policière, n'était pas présent lors de la venue des policiers à son hôtel particulier, dans le VIe arrondissement de Paris.

François-Marie Banier fait l'objet d'un procès pour "abus de faiblesse" de la femme la plus riche de France pour des dons d'un milliard d'euros dont il a bénéficié.

Les enquêteurs sont à la recherche de documents susceptibles d'étayer les soupçons d'évasion fiscale mis au jour par les enregistrements clandestins effectués, de mai 2009 à mai 2010, dans l'hôtel particulier de l'héritière de L'Oréal.

Les policiers avaient déjà effectué des perquisitions vendredi dernier au domicile du gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, et dans ses sociétés.

Depuis la fin de la semaine dernière, l'enquête policière autour des dons supposés de Liliane Bettencourt à des hommes politiques semble s'emballer.

Trois enquêtes préliminaires ont été ouvertes par le parquet de Nanterre dans cette affaire déclenchée par la diffusion, il y a près d'un mois, d'enregistrements clandestins évoquant de possibles fraudes fiscales.

La dernière en date, annoncée vendredi, vise des faits de "blanchiment de fraude fiscale" de la fortune de Liliane Bettencourt.

La première porte sur les enregistrements clandestins pour "violation de la vie privée" et la seconde sur les allégations de versement d'enveloppes d'argent à des hommes politiques, dont le ministre du Travail, Eric Woerth.

L'ex-comptable de Liliane Bettencourt a déclaré aux policiers que Patrice de Maistre lui avait réclamé 150.000 euros en liquide pour les remettre à Eric Woerth, alors trésorier de l'UMP, afin de financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le gestionnaire de fortune a nié lors d'une confrontation avec Claire Thibout avoir remis de l'argent liquide à l'actuel ministre du Travail, qui dément lui aussi avoir reçu des espèces.

Nicolas Sarkozy a "conseillé" lundi à Eric Woerth d'abandonner son poste de trésorier, l'opposition dénonçant avec force le cumul de ses fonctions ministérielles avec la gestion des finances du parti majoritaire.

Nicolas Bertin, édité par Gérard Bon