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L'opposant kazakh Abliazov fixé sur sa demande de remise en liberté le 5 juillet

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- - L'hélicoptère militaire ayant servi aux huit militaires, posé à l'aéroport d'Alexandroupolis - Sakis Mitrolidis - AFP

La justice lyonnaise, qui a réexaminé ce mercredi la demande de remise en liberté de l'opposant kazakh Moukhtar Abliazov, rendra sa décision le 5 juillet.

Détenu en France depuis près de trois ans et sous le coup d'un décret d'extradition vers la Russie, l’opposant kazakh Moukhtar Abliazov est dans l'attente. Le 5 juillet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon rendra sa décision sur la demande de remise en liberté de l'ancien banquier et opposant politique de 53 ans, alors qu’elle l’avait refusé en mars dernier, faisant valoir "un risque de fuite ou de disparition".

Les réquisitions du parquet en faveur du rejet de la demande

Dans deux arrêts rendus le 8 juin, la Cour de cassation a estimé que la chambre de l'instruction n'avait pas suffisamment motivé ses décisions. La haute juridiction a relevé que les magistrats ne se sont pas prononcés sur la durée de détention de Moukhtar Abliazov, incarcéré en France depuis le 31 juillet 2013, par rapport au délai raisonnable prévu par la Convention européenne des droits de l'Homme. "La détention a outrepassé les délais raisonnables", a plaidé l'un des conseils de l'opposant, Me Bruno Rebstock, devant la cour d'appel de Lyon, devant laquelle ce volet de ce dossier complexe a été renvoyé.

"Est-il normal, légal, logique que Moukhtar Abliazov soit encore détenu au bout de trois ans de la part d'un Etat qui n'a rien à lui reprocher?" a interrogé l'avocat, déplorant qu'en France, "il n'y a pas de durée maximale de l'écrou extraditionnel". "Nous avons bon espoir que la question de la détention en matière d'extradition change profondément", a-t-il ajouté en faisant référence à la décision de la Cour de Cassation de transmettre au Conseil constitutionnel deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), soulevées par la défense de l'ancien banquier, sur les règles de détention en matière d'extradition. Dans ses réquisitions, le parquet général a une nouvelle fois demandé le rejet de la demande de remise en liberté. 

A.M avec AFP