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L'incendie qui s'était déclaré à bord du sous-marin nucléaire Perle a été maîtrisé

Le sous-marin Perle au large de Portsmouth, au Royaume-Uni, en juin 2005 (illustration)

Le sous-marin Perle au large de Portsmouth, au Royaume-Uni, en juin 2005 (illustration) - ALESSANDRO ABBONIZIO / AFP

Aucun blessé n'est à déplorer et aucun combustible nucléaire n'était à bord, a précisé la ministre des Armées.

Le feu qui s'était déclaré à bord du sous-marin nucléaire Perle, en révision à Toulon, a été éteint dans la nuit de vendredi à samedi, après 14 heures de lutte, a annoncé la Marine nationale.

Le feu, qui avait pris à 10h35 du matin à l'avant du sous-marin d'attaque en cale sèche pour rénovation, a été éteint à 00h50 après l'intervention d'une "centaine de pompiers et plus de 150 personnes en soutien", précise-t-elle. Une information confirmée ce samedi matin par la ministre des Armées Florence Parly qui doit se rendre sur place dans la journée.

Aucun risque nucléaire

Le sous-marin, en arrêt technique dans un bassin de la base navale de Toulon avait été évacué et "aucun blessé n’est à déplorer".

"Le risque nucléaire lié au combustible nucléaire est nul, ce dernier ayant été retiré dans le cadre de l’arrêt technique. Il n’y a pas d’armes (missiles, torpilles, munitions), ni de batteries à bord", a souligné la Marine nationale.

Vendredi, le préfet du Var a indiqué que des études de l'impact des fumées près d'écoles voisines de la base navale avaient "conclu à l'absence de pollution significative de l'air" liée à l'incendie.

"Des oscillations de la radioactivité" constatées avant l'incendie

De son côté, la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad) a appelé à la "vigilance" des autorités : "l'absence de combustible (à bord) ne signifie pas qu'il n'y a pas de radioactivité", a estimé Bruno Chareyron, directeur de son laboratoire.

"Aucune anomalie par rapport au niveau de radiation naturel" n'a toutefois été relevée vendredi entre 14h30 et 17h sur des balises de mesures de radioactivité installées sur trois sites des environs.

Mais la Criirad a par ailleurs constaté à cette occasion sur une balise de mesure de la Seyne-sur-Mer "des oscillations de la radioactivité" de quelques heures, jusqu'à 139 nsiv/h, "troublantes" mais antérieures à l'incendie, dès les jours précédents. Ce phénomène "peut avoir plusieurs explications mais pose question", selon Bruno Chareyron.

Me.R. avec AFP