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L'héritage du comte de Paris disputé au tribunal

Le château d'Amboise, l'un des biens en jeu dans cette affaire.

Le château d'Amboise, l'un des biens en jeu dans cette affaire. - -

Les enfants d’Henri d’Orléans, comte de Paris, s’estiment lésés dans leur héritage. Jeudi, ils comptent bien récupérer les biens que leur aïeul, mort en 1999, a légué par testament à sa fondation.

Les descendants des rois de France investissent jeudi le Palais de justice de Paris. Des enfants du comte de Paris, qui s'estiment lésés dans leur héritage, réclament à la fondation Saint-Louis de leur restituer une partie des biens que lui a légués leur père, mort en 1999.

Cette demande est le nouvel épisode d'une longue bataille qui oppose depuis 2001 les dix héritiers d’Henri d’Orléans, comte de Paris, à cet organisme reconnu d’utilité publique. Placée sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, la fondation Saint-Louis assure la gestion et l'entretien de biens historiques rattachés à la Maison d’Orléans.

Le château d'Amboise en jeu

Deux des héritiers, le prince Jacques d'Orléans et la princesse Hélène d'Orléans, réclament la restitution dans la succession de leur père des biens administrés par la fondation. Parmi ceux-ci, le château d'Amboise.

Car en lui donnant "plus de 25% de sa fortune", une manière pour lui de déshériter des enfants avec qui il ne s'entendait plus, Henri d'Orléans "a dérogé aux règles de la République", estime leur avocat Me Olivier Baratelli.

Des biens dont Henri d'Orléans n'était pas propriétaire

Mais pour l'avocat de la fondation, Me Thomas Rouhette, ces biens "ne peuvent pas leur revenir, puisqu'ils n'ont jamais appartenu" à leur père. Selon lui, la famille d'Orléans avait en effet mis dès 1886 ces biens "à l'abri des vicissitudes successorales" par la création d'une société civile. Société civile à laquelle Henri d'Orléans avait donné en 1973 sa forme juridique de fondation, aujourd'hui attaquée par ses enfants.