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L'ex-compagne d'un homme battu condamnée à deux ans de prison ferme

Maxime Gaget en janvier 2015

Maxime Gaget en janvier 2015 - Stéphane de Sakutin-AFP

Une femme poursuivie pour avoir infligé pendant quinze mois des violences graves à son ex-compagnon Maxime Gaget a été condamnée ce vendredi en appel à Paris à deux ans de prison ferme et trois ans avec sursis.

Obligation de rembourser des dommages à la victime

La condamnation de Zakia Medkour est assortie d'une mise à l'épreuve comprenant l'obligation d'une activité professionnelle, d'un suivi médical et de rembourser des dommages à la victime.

En première instance, le tribunal l'avait condamnée en mai 2015 à trois ans de prison, dont dix-huit mois ferme, et plus de 200.000 euros d'indemnisation. Le parquet qui avait requis cinq ans ferme, soit le maximum encouru, avait fait appel.

"Pour moi, une nouvelle vie commence"

"Je m'attendais à beaucoup plus, même si on s'approche d'une sanction un peu plus juste", a réagi Maxime Gaget, "soulagé que cette affaire soit enfin terminée. Pour moi, une nouvelle vie commence".

Lors de l'audience, l'avocate générale avait de nouveau réclamé cinq ans de prison mais avec une partie, non quantifiée, assortie d'un sursis. Ce dossier est "une arithmétique de l'horreur", avait résumé la magistrate en rappelant le long calvaire de violence subi par la victime, humiliée, battue, torturée. Elle avait également retenu le vol de documents d'identité, l'escroquerie et la menace.

Un homme meurt tous les treize jours sous les coups 

La représentante du ministère public avait toutefois reconnu une évolution dans le comportement de Zakia Medkour qui depuis les faits a entrepris une thérapie, ne s'est plus montrée violente et a présenté des excuses à la victime.

Les associations françaises de lutte contre les violences conjugales comptabilisent quelque 7.000 plaintes d'hommes battus chaque année et on estime qu'un homme meurt tous les treize jours sous les coups de sa compagne. Par comparaison, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon.

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP