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L'électricien de Pablo Picasso condamné à 2 ans avec sursis pour "recel" d'oeuvres

Pierre Le Guennec maintient que les toiles étaient des cadeaux du peintre.

Pierre Le Guennec maintient que les toiles étaient des cadeaux du peintre. - Valery Hache - AFP

Le retraité avait gardé 271 oeuvres dans un carton pendant quarante ans. Il maintient qu'il s'agissait d'un cadeau de la dernière femme de l'artiste.

L'ex-électricien Pierre Le Guennec et son épouse Danielle ont été condamnés vendredi à 2 ans de prison avec sursis pour le recel de 271 oeuvres volées de Pablo Picasso entreposées pendant 40 ans dans leur garage du sud de la France.

Les oeuvres, saisies par la justice, vont être remises à l'administrateur de la Picasso Administration, Claude Ruiz-Picaso, qui représente tous les héritiers, a également annoncé vendredi le président du tribunal correctionnel de Grasse, Jean-Christophe Bruyère. Lors du procès en février, le ministère public avait requis cinq ans de prison avec sursis à l'encontre du couple de retraités de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes).

Des prévenus "totalement dépassés", selon le procureur

Les retraités ont été reconnus coupables du chef de "recel de biens provenant d'un vol" mais l'enquête n'a pas permis d'établir formellement l'identité de l'auteur du ou des vols. Lors du procès en février, le ministère public avait requis cinq ans de prison avec sursis à l'encontre du couple de retraités de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes).

Les époux septuagénaires ont porté préjudice à "la confiance" et à "la mémoire" de Pablo Picasso, avait estimé le procureur Laurent Robert, tout en appelant à une sanction équilibrée pour des prévenus "totalement dépassés" et qui "n'ont pas gagné d'argent avec cette affaire".

Le couple soutient que les 271 oeuvres empilées dans un carton durant quarante ans sont un cadeau de Jacqueline Picasso, dernière épouse de l'artiste, fait en 1971 ou 1972 dans son mas de Mougins.

Deux enfants du peintre présents pour entendre le jugement

En septembre 2010, Pierre Le Guennec et son épouse avait fait le voyage à Paris pour présenter son trésor à Claude Picasso, en charge de l'authentification et du droit moral des oeuvres.

Les six héritiers de l'artiste avaient immédiatement porté plainte. Deux enfants du peintre, Claude Ruiz-Picasso et Maya Widmaier-Picasso, ont fait le déplacement à Grasse vendredi pour entendre le jugement.

J.S avec AFP