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L'avocat de la famille de Gabriel, blessé lors de son interpellation, demande la suspension des policiers

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Après une plainte contre les policiers auteurs de l'interpellation de l'adolescent, fin mai, son avocat a envoyé un courrier au préfet de police ce lundi pour lui demander de les suspendre, et ainsi "éviter que les faits dénoncés se répètent une nouvelle fois".

Interpellé fin mai par quatre policiers alors qu'il tentait de dérober un scooter à Bondy (Seine-Saint-Denis), Gabriel, 14 ans, a dû être admis à l'hôpital puis opéré quelques jours plus tard. Bilan: quatre dents cassées, une fracture maxillaire étendue au plancher de l'orbite gauche et 30 jours d'ITT. L'adolescent affirme avoir été frappé par l'un des policiers, eux avancent qu'il est tombé, et que l'un des fonctionnaires a ensuite trébuché sur lui.

Son avocat, Me Stéphane Gas, pointe la responsabilité des policiers, qui ont, selon ses propos, "gravement violenté" le jeune homme. Après avoir déposé plainte, le conseil de Gabriel a demandé ce mardi au préfet de police de suspendre les agents impliqués dans cette affaire. L'IGPN, la police des polices, a également été saisie.

"Dans la nuit du 25 au 26 mai (...), l'un de ces policiers portait trois à quatre coups de pieds au visage du jeune garçon de 14 ans, alors même qu'il était au sol, maîtrisé par deux policiers et menotté, relate Me Stéphane Gas. Il recevait également un coup à l'arrière du crâne sans être précisément capable d'en identifier l'auteur."

Une suspension "sans délai"

Ces blessures résultent de "violences policières d'une gravité inouïe", poursuit Me Stéphane Gas. C'est pourquoi il enjoint le préfet de police de procéder "sans délai" à la suspension immédiate des policiers en question.

Une suspension, précise-t-il, qui ne "préjugera en rien des conclusions de l'enquête administrative", mais destinée à "éviter que les faits dénoncés se répètent une nouvelle fois sur un autre habitant de la Seine-Saint-Denis" ou Gabriel lui-même.

Mélanie Vecchio avec Florian Bouhot