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L'agression antisémite de Villeurbanne suscite l'indignation

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PARIS (Reuters) - Les milieux politiques et religieux français ont exprimé lundi leur indignation après une agression antisémite ce week-end dans la...

PARIS (Reuters) - Les milieux politiques et religieux français ont exprimé lundi leur indignation après une agression antisémite ce week-end dans la banlieue lyonnaise, dans laquelle certains voient une conséquence des meurtres commis en mars dernier par Mohamed Merah.

Trois adolescents âgés de 18 ans qui portaient une kippa ont été pris à partie samedi non loin d'une école juive de Villeurbanne par une dizaine de personnes armées d'une barre de fer et d'un marteau, et sérieusement blessés. Les agresseurs ont proféré des insultes antisémites, selon la police.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé lundi un acte d'une "violence insupportable".

"Il faut mener en permanence le combat contre toutes les formes d'antisémitisme, de racisme. Il faut le faire à la fois à travers la fermeté mais aussi l'éducation", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Forbach, en Moselle.

Jean-François Copé et toute l'équipe dirigeante de l'UMP ont dénoncé des violences "particulièrement choquantes et intolérables".

La Conférence des évêques de France et le Conseil français du culte musulman (CFCM) ont également condamné l'agression et assuré la communauté juive de leur solidarité, dans des communiqués séparés.

"Rien, ni dans la conjoncture internationale, ni dans une argumentation religieuse ne peut ni ne doit conduire à poser ou à justifier des actes violents antisémites dans notre pays", a déclaré le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence épiscopale des évêques de France.

Le CFCM "assure les victimes, leurs familles et la communauté juive de France de son soutien et de sa solidarité fraternels face à ces actes odieux et insupportables".

Pour le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), l'agression s'inscrit "dans la suite de la tuerie de l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse" par Mohamed Merah, le 19 mars dernier.

"Dans les semaines qui ont suivi les assassinats de l'école Ozar Hatorah, il y a eu une considérable augmentation du nombre d'actes antisémites", a dit son président Richard Prasquier au Figaro.

Mohamed Merah avait tué trois militaires à Toulouse et Montauban avant d'assassiner quatre personnes devant une école juive de Toulouse. Il a été tué le 22 mars lors d'un assaut de la police.

SOS Racisme, qui s'inquiète d'un "brutal passage à l'acte raciste", appelle aussi à la "plus grande vigilance" après la tuerie de Toulouse.

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dit également constater "une recrudescence des actes antisémites à Villeurbanne depuis plusieurs mois".

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal