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Jura: une enquête ouverte après la mutilation d'une jument

Un cheval a été abattu d'une balle dans la tête, en Grande-Bretagne, après un différend financier portant sur une somme dérisoire de 37,8 euros. (Photo d'illustration)

Un cheval a été abattu d'une balle dans la tête, en Grande-Bretagne, après un différend financier portant sur une somme dérisoire de 37,8 euros. (Photo d'illustration) - Nicholas Kamm - AFP

L'animal a notamment eu son œil arraché. Une enquête a été ouverte pour "sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique apprivoisé ou captif".

Une enquête de flagrance a été ouverte après la découverte d'une jument, retrouvée morte et mutilée vendredi à Thoiria, dans le Jura, pour rechercher le ou les auteurs et d'éventuels liens avec des affaires similaires signalées récemment à travers la France, annonce la gendarmerie ce lundi.

Un oeil arraché

L'enquête a été ouverte pour "sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique apprivoisé ou captif", a indiqué la gendarmerie nationale de Lons-le-Saunier, confirmant une information de France Bleu Besançon.

"Le vétérinaire est venu examiner l'animal", a-t-on précisé de même source, sans plus de détails.

Selon la radio locale, citant les premières conclusions de l'autopsie, la jument de 24 ans aurait été assommée. Le ou les agresseurs ont retiré à l'animal un oeil et une châtaigne, excroissance formée par de la corne et localisée sur les jambes des chevaux, détaille le média.

Appel à la vigilance

La gendarmerie a indiqué porter une "sensibilité particulière" à l'affaire, relevant que "des faits similaires ont été rapportés ailleurs" en France ces derniers mois. Selon la presse locale, il s'agit du deuxième cas en Bourgogne-Franche-Comté en moins d'une semaine. Le 8 août, des éleveurs de Saône-et-Loire avaient trouvé une de leurs pouliches morte, mutilée.

"En l'état de l'enquête, rien ne raccroche directement ce qui s'est passé dans le Jura aux faits nationaux", a toutefois noté la gendarmerie qui travaille en collaboration avec l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique.

À la suite de plusieurs "sollicitations d'éleveurs, qui s'inquiètent légitimement", la gendarmerie de Lons-le-Saunier envisage de publier sur Facebook "des recommandations vis-à-vis des éleveurs et des centres équestres" et d'appeler à la vigilance.

Par E.P avec AFP