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Joël, condamné à 250 euros d'amende pour outrages contre Valls

Un militant CGT devant la justice pour outrages après avoir manifesté contre Valls - Vendredi 26 Février 2016

Un militant CGT devant la justice pour outrages après avoir manifesté contre Valls - Vendredi 26 Février 2016 - Sébastien Bozon - AFP

Après avoir manifesté lors d'un déplacement du Premier ministre à Mulhouse, Joël Moreau, militant CGT, a été condamné par la justice pour outrages envers Manuel Valls.

Le militant CGT poursuivi pour outrages envers des forces de l'ordre et le Premier ministre à l'occasion d'une manifestation lundi à Mulhouse, a été condamné à 250 euros d'amende, ainsi que 500 euros avec sursis ce vendredi par le tribunal correctionnel de Mulhouse.

Joël Moreau avait été placé en garde à vue durant la nuit de lundi à mardi après avoir été interpellé lors d'une manifestation organisée en marge d'un déplacement de Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri venus défendre le projet de loi sur le travail.

"Je suis Joël"

Quelque 150 militants, selon la police, membres de la CGT, de la FSU et du Front de gauche notamment, ont manifesté leur soutien vendredi à Joël Moreau alors qu'il comparaissait devant la justice. Certains brandissaient des pancartes proclamant: "Je suis Joël" sur fond d'orange. "Si Valls voulait nous faire taire, c'est raté", a commenté Joël Moreau.

Le syndicaliste, entendu dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, a reconnu les mots prononcés.

Il était entendu depuis 9h00 ce vendredi matin par le procureur qui devait lui faire une proposition de peine. La proposition du parquet devait ensuite être homologuée par un juge.

Ancien responsable syndicale à PSA

Joël Moreau, 69 ans, ancien responsable syndical à PSA, avait été interpellé alors qu'il participait à la manifestation organisée devant une agence Pôle emploi à laquelle avait pris part une centaine de personnes. Selon des témoignages rapportés par la CGT Métallurgie Alsace, Joël Moreau aurait "haussé la voix, dénoncé le projet de loi, les attaques contre les acquis sociaux", tout en restant "dans le cadre du discours syndical".

Le syndicat avait dénoncé le "déploiement policier de très grande envergure" qui avait entouré la visite gouvernementale de lundi. Les manifestants avaient été empêchés de s'approcher de l'agence Pôle emploi et avaient été "parqués pendant deux heures sur un parking à plusieurs centaines de mètres" du lieu prévu de la manifestation, selon la CGT.

A.-F. L. avec AFP