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Police-Justice

Jeune tué à Sarcelles: deux adolescents de 16 ans en garde à vue

Soupçonnée d'être l'auteur de ces coups, l'ex-femme du compagnon de la victime a été arrêtée vendredi matin.

Soupçonnée d'être l'auteur de ces coups, l'ex-femme du compagnon de la victime a été arrêtée vendredi matin. - LUDOVIC CAILLERE / AFP

Jeudi matin à Sarcelles, trois adolescents sont entendus en garde à vue, ils sont soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune de 17 ans.

Trois adolescents de 16 ans sont entendus en garde à vue jeudi matin, soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d'Oise), a-t-on appris de source proche de l'enquête. 

Deux jeunes, l'un de 15 ans et l'autre de 16 ans, ont été interpellés mercredi soir et jeudi matin, avant qu'un troisième, également âgé de 16 ans, ne se présente de lui-même à la police jeudi en début de matinée, a précisé cette source. La victime était décédée après avoir été frappée à la tête près de la gare RER de Sarcelles, mardi vers 19h30.

Quelques heures plus tard, un autre homme avait été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans l'est de la capitale. Trois personnes susceptibles d'être impliquées dans ces faits ont été arrêtées.

Dans l'affaire de Sarcelles, selon les premiers éléments de l'enquête, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a dit une source proche de l'enquête. "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source.

Des objets en cours d'analyse

L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé mercredi le procureur de la République de Pontoise Eric Corbaux. Le jeune homme est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures. Un "morceau de manche à balai" et "plusieurs bouts de bois", dont l'un présentait des traces de sang, ont été retrouvés sur place, a ajouté le magistrat. "Un montant de lit en métal" est également en cours d'analyse selon une source proche de l'enquête, ouverte pour "homicide volontaire".

"J'appelle à durcir les sanctions contre cette hyperviolence!", a réagi mercredi sur Twitter Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, après ces deux décès qui viennent s'ajouter à une série de violences impliquant des jeunes en banlieue parisienne.

Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d'un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes de jeunes adolescents. Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués. Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé lui de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département.

B.L. avec AFP