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Isère: le directeur d'école accusé de pédophilie révoqué à vie

L'école du Mas de la Raz, en Isère, où se sont déroulés une partie des faits présumés.

L'école du Mas de la Raz, en Isère, où se sont déroulés une partie des faits présumés. - Philippe Desmazes - AFP

Le directeur d'une école et instituteur soupçonné de pédophilie a été révoqué à vie, a annoncé Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education mardi. Il ne pourra plus jamais enseigner.

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a annoncé mardi sur France Bleu la révocation à vie de l'enseignant et directeur d'école mis en examen pour le viol de plusieurs jeunes élèves, en Isère. L'homme, âgé de 45 ans et père de famille, a reconnu les faits devant les policiers.

Neuf plaintes de parents d'élèves, correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans la classe de CP du directeur, ont été enregistrées par la justice. Jeudi dernier, les parents de 14 élèves de l'école primaire ont signalé de nouveaux faits potentiels aux enquêteurs.

Le directeur d'école, déjà condamné pour recel d'images à caractère pédopornographique en juin 2008, a été mis en examen et écroué mercredi dernier pour "viols aggravés, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, et acquisition et détention d'images pédopornographiques".

Polémique sur son passé judiciaire

Sa condamnation par le passé pour détention de photos pédopornographiques ne l'a pas empêché de continuer à travailler avec des enfants, une défaillance grave qui suscite aujourd'hui une vive colère.

"Nous devons la vérité aux familles. Il faut comprendre ce qui s'est passé depuis 2008, pourquoi ce prédateur a-t-il pu agir ainsi, pourquoi n'a-t-il pas simplement été rayé de l'Education nationale, pourquoi n'a-t-on pas pu connaître son parcours", soulignait dimanche le Premier ministre.

Les ministres de l'Education nationale et de la Justice, Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira, ont annoncé vendredi avoir demandé une "inspection conjointe" de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche et de l'Inspection générale des services judiciaires, car "il semblerait que cette condamnation n'ait pas été portée à la connaissance de l'éducation nationale".

A. G.