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INFO BFMTV - Poitou-Charentes: un homme meurt d'un arrêt cardiaque dans un TGV

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Un homme de 52 ans est mort d'un arrêt cardiaque en gare de Saint-Maixent-l'Ecole. Les secours n'ont pas réussi à le réanimer, faute de défibrillateur.

Un homme de 52 ans est mort, samedi matin, en gare de Saint-Maixent-l'École (Poitou-Charentes), victime d'un malaise cardiaque dans le TGV qui reliait Paris à La Rochelle. Les secours, dépêchés sur place, n'ont pas réussi à le réanimer, malgré les premiers soins administrés sur lui par un voyageur médecin quelques minutes plus tôt dans le train, qui, selon nos informations, ne contenait pas de défibrillateur.

L'homme, qui voyageait seul et qui était épileptique, a été victime d'un malaise cardiaque vers 8h50, peu après l'arrêt du TGV en gare de Poitiers. Les contrôleurs SNCF ont alors alerté les voyageurs, et l'un d'eux, médecin, est venu à son secours dans la voiture-bar, où il avait été déplacé. Malheureusement celle-ci ne contenait ni défibrillateur, ni seringue d'adrénaline, tout juste une trousse de secours renfermant quelques pansements et du paracétamol.

Un massage cardiaque de 30 minutes

Constatant l'absence de poult et de respiration de l'homme, le médecin a débuté sur lui un massage cardiaque, qu'il n'a achevé que 30 minutes plus tard, lors de l'arrivé du train en gare de Saint-Maixent-l'École, où le Samu et les pompiers l'attendaient, en vain. Selon nos informations, l'homme est décédé vers 9h30. 

En janvier 2010, la SNCF lançait l'opération "défibril’à cœur", et annonçait le déblocage d'une enveloppe de 10 millions d'euros pour le déploiement de 2.000 défibrillateurs dans les TGV et grandes gares de son réseau. Les premières rames équipées avaient été celles de la ligne Paris-Strasbourg et TGV Lyria. Trois ans plus tard, tous les TGV ne sont pas équipés de ces appareils, qui augmentent pourtant les chances de survie à un malaise cardiaque de 20 à 50%. Chaque année, environ 60.000 personnes décèdent après un arrêt cardiaque.