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"Il y a eu un acharnement": la femme du chauffeur de bus agressé à Bayonne témoigne

Philippe Monguillot a été violemment agressé dimanche en fin de journée par un ou plusieurs passagers. Hospitalisé dans un état grave, il est actuellement entre la vie et la mort.

Deux jours après avoir été violemment agressé par une ou plusieurs personnes, dimanche aux alentours de 19 heures à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Philippe Monguillot était toujours hospitalisé en état de mort cérébrale ce mardi en début de soirée.

"L'état de santé de mon époux ce soir est toujours le même, c'est-à-dire extrêmement grave et c'est une question de quelques heures", a témoigné Véronique Monguillot sur BFMTV ce mardi. "Son cerveau ne fonctionne plus du tout", a-t-elle ajouté, très émue, au côté de sa fille Mélanie.

À ce jour, les circonstances dans lesquelles l'agression s'est déroulée restent encore floues. Un appel à témoin a été lancé afin d'éclaircir l'origine de l'altercation et son déroulement, indique l'Agence France-Presse (AFP).

Selon l'AFP, l'agression s'est déroulée dimanche aux alentours de 19 heures, à un arrêt de bus situé dans un quartier populaire de Bayonne. Le chauffeur de 59 ans aurait été grièvement blessé à la tête après avoir refusé la montée dans le véhicule à un homme qui ne portait pas de masque et était accompagné d'un chien, et demandé dans le même temps à quatre passagers présents dans le bus de descendre car ils ne portaient pas de masque.

"Un meurtre prémédité", pour Véronique Monguillot

À notre antenne, l'épouse de Philippe Monguillot, qui précise ne pas avoir encore été reçue par les enquêteurs, a évoqué cette première version, ainsi qu'une seconde, selon laquelle deux personnes seraient montées dans le bus sans titre de transport vers 14 heures, et que son époux leur aurait demandé de s'en procurer un. Ce à quoi les deux individus auraient accédé, avant de revenir accompagnés d'autres personnes, cinq heures plus tard.

"Il est tombé dans un coma profond d'entrée. Il n'y avait plus rien à faire. Il y a eu un acharnement, il y a eu une extrême violence", dénonce Véronique Monguillot, estimant qu'il s'agit d'"un meurtre prémédité".

La garde à vue de quatre personnes suspectées d'avoir été impliquées dans l'agression a été prolongée lundi soir. Une marche blanche est prévue mercredi à Bayonne. Elle doit partir du lieu de l'agression jusqu'à l'hôpital où est soigné Philippe Monguillot, a précisé son épouse. Le parquet a confié les investigations au commissariat de Bayonne, et demandé la mise en examen de quatre personnes, dont deux pour tentative d'homicide involontaire, ainsi que leur placement en détention. Les quatre hommes doivent être présentés à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV