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Il publiait des photos intimes de son ex-femme sur internet: deux ans ferme

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Il avait notamment publié des photos suggestives, accompagnées de commentaires équivoques, sur la page Facebook du lycée dans lequel elle enseigne.

Un homme de 39 ans a été condamné à Metz à deux ans de prison ferme pour avoir diffusé sur internet des photos intimes de son ex-femme et l'avoir inscrite sur des sites de rencontres libertins, a-t-on appris mercredi de son avocat. "Mon client a été relaxé pour les menaces de mort et menaces de crime", pour lesquels il était également poursuivi, a déclaré à l'AFP l'avocat de la défense, Me Mehdi Adjemi.

Ce manutentionnaire en intérim, sans emploi depuis son divorce en 2012, avait été condamné lors d'un premier procès en son absence à 1 an de prison ferme, 10.000 euros de dommages et intérêts à son ex-épouse, et 1.000 euros à chacun de ses trois enfants pour avoir diffusé des photos intimes de son ex-compagne sur divers sites internet. Lorsqu'il avait appris sa condamnation, l'accusé avait demandé à comparaître, et est depuis en détention. Mardi, il a été condamné à 2 ans de prison ferme, suivant les réquisitions du parquet.

Il avait notamment publié des photos suggestives, accompagnées de commentaires équivoques, sur la page Facebook du lycée dans lequel elle enseigne. Son ex-époux l'ayant inscrite sur une quinzaine de sites de rencontres libertins et échangistes, la mère des trois enfants de l'accusé a en outre reçu des coups de téléphone et des visites à son domicile d'hommes pensant avoir rendez-vous avec elle. S'il a reconnu les faits de harcèlement, il a toujours nié avoir diffusé des photos de son ex-femme sur internet.

"Rien ne prouve à ce jour qu'il soit l'auteur de la diffusion de ces clichés. Les perquisitions effectuées avaient montré qu'il n'était au moment des faits en possession d'aucun matériel informatique", a déclaré Me Adjemi, avant d'indiquer que son client avait l'intention de faire appel de sa condamnation pour ces faits. "Je déplore que la seule solution ait été une peine sèche d'emprisonnement sans aucune injonction de soins alors même que l'expert psychiatre semblait trouver cela indispensable", a ajouté l'avocat.

la rédaction avec AFP