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Il farcit une tarte tatin de somnifères pour pouvoir déshabiller sa femme 

Sur le banc des prévenus ce jeudi, un homme, accusé de viol en Eure-et-Loir, aurait farci un tarte tatin aux somnifères afin de pouvoir déshabiller sa femme pendant son sommeil - Jeudi 21 janvier 2016

Sur le banc des prévenus ce jeudi, un homme, accusé de viol en Eure-et-Loir, aurait farci un tarte tatin aux somnifères afin de pouvoir déshabiller sa femme pendant son sommeil - Jeudi 21 janvier 2016 - Photo d'illustration - PROsogni_hal - Flickr

Un quadragénaire a été condamné par la justice après avoir fait manger une tarte tatin -discrètement farcie aux somnifères- à son épouse. Divorcés depuis, l'homme avoue qu'il voulait simplement "voir sa femme nue" pendant son sommeil.

Sur le banc des prévenus ce jeudi, un homme, accusé de viol en Eure-et-Loir, aurait farci une tarte tatin aux somnifères afin de pouvoir déshabiller sa femme pendant son sommeil, selon une information dévoilée par le quotidien l'Echo Républicain.

Le scandale a lieu dans un petit village aux alentours de Châteaudun en 2010. La victime, maintenant séparée de son mari, rappelle ce vieux souvenir, quelque peu effacé par le temps. "C’est vieux. Je ne me souviens pas des détails (...), le pire, c’est que je ne sais pas s’il m’a violée ou non pendant mon sommeil ". 

De son côté, le mari explique sa frustration, celle d'un homme marié privé de sexe, "je suis frustré, elle se refuse à moi". Pour y remédier, l'homme décide le soir du 1er février 2010 d'introduire au dîner des somnifères dans le dessert de sa femme.

"Je me suis sentie très fatiguée tout d’un coup"

Après le repas, les premiers signes de fatigue se font ressentir. "Je me suis sentie très fatiguée tout d’un coup. Je suis allée me coucher la première" explique son ex-femme.

Habillée d'une simple culotte et d'un jogging, elle s'endort profondément au bout de quelques minutes. Surprise, elle se réveille le lendemain en constatant la mystérieuse disparition de son pantalon qu'elle retrouve déchiré au pied du lit conjugal. 

Suspectant un viol, elle se rend d'urgence dans un laboratoire d'analyses où elle effectue des tests de sang et d'urine. La réponse est sans appel et révèle la trace d'un puissant somnifère.

"Le fantasme de la femme endormie"

Lorsqu'elle rentre chez elle, son mari finit par lui avouer sa frustration sexuelle. Au tribunal, il nie tout attouchement. Il reconnaîtra l'avoir seulement regardé nue en répétant "depuis qu’elle a découvert que je regardais des vidéos pornographiques, elle se refuse à moi ". 

Le drame conjugal se solde finalement par un divorce lorsque son ex-épouse reste toujours dans le doute concernant les agissements du quadragénaire.

L’homme comparaît aujourd'hui devant la justice pour agression sexuelle aggravée lorsque ce dernier défend le simple "fantasme de la femme endormie avec qui on pourra tout faire", selon l'avocat de la partie adversaire Me Guillaume Bais.

Le quadragénaire a été condamné à deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve doublés de 2.000 euros de dommages et intérêts qu'il versera à son ex-femme.

A.-F. Lespiaut