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Homme battu à mort à Pau: mise en examen d'un troisième mineur

Police (illustration).

Police (illustration). - CHRISTOPHE SIMON / AFP

Un troisième mineur soupçonné d'avoir participé à la rixe mortelle qui a coûté à la vie à un trentenaire d'origine burkinabée, a été mis en examen.

Un troisième mineur, âgé de 17 ans, a été mis en examen vendredi pour "homicide volontaire" après le meurtre mi-mai d'un trentenaire d'origine burkinabée, battu à mort par des adolescents, a indiqué le parquet de Pau. "C'est une affaire compliquée, dans laquelle les niveaux de responsabilité de chacun restent à déterminer", a commenté la procureure Cécile Gensac. 

Le jeune homme a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Selon une source proche de l'enquête, l'adolescent habite le quartier populaire de Saragosse à Pau où l'homicide s'est déroulé le 18 mai. Il a été interpellé mercredi en fin d'après-midi.

Deux mineurs de 16 et 17 ans, sans casier judiciaire, ont déjà été mis en examen pour homicide volontaire et placés en détention provisoire après cette rixe mortelle aux motifs encore flous. Selon tous les témoins de la rixe, qui s'est déroulée en présence de familles qui pique-niquaient, de nombreux individus se trouvaient présents sur place et la police a lancé un appel à témoins pour tenter de les identifier.

Des altercations avec plusieurs jeunes avant la rixe mortelle

L'homme décédé était âgé de 32 ans. Né au Burkina Faso et de nationalité française, il venait fréquemment dans le quartier Saragosse où il jouait au football avec des habitants. La veille du meurtre, il avait eu une première altercation avec des jeunes, pour un motif encore indéterminé. Le jour du drame, une nouvelle altercation avait opposé plusieurs jeunes et la victime, qui aurait été empoignée et violemment projetée contre un mur, s'écroulant immédiatement. Certains agresseurs lui avaient alors porté "de nombreux et violents coups au sol", avait indiqué le parquet. 

La victime résidait depuis 2018 à Pau, où elle avait rejoint sa famille. L'homme avait été impliqué en région parisienne dans "des faits de violences" et se trouvait sous contrôle judiciaire depuis 2016, mais ces faits "n'ont rien à voir avec les faits de Pau", selon le parquet de Pau.

D. N. avec AFP