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Hauts-de-Seine: une nourrice soupçonnée d'avoir provoqué la mort d'un bébé en le secouant

L'enfant est décédé à l'hôpital Necker après avoir souffert d'un hématome sous-dural.

L'enfant est décédé à l'hôpital Necker après avoir souffert d'un hématome sous-dural. - Lionel Bonaventure - AFP

Une assistante maternelle et son mari ont été mis en examen après la mort d'un petit garçon de 10 mois que le couple gardait. L'enfant pourrait avoir succombé au syndrome du bébé secoué.

Des expertises sont encore en cours mais pour les parents du petit Augustin, il fait peu de doute que leur enfant a succombé au syndrome du bébé secoué. Une assistante maternelle ainsi que son mari ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, après la mort du petit garçon à la fin du mois de novembre. 

Le 24 novembre dernier, la mère du petit Augustin, 10 mois, reçoit un appel de la nourrice qui le gardait à son domicile de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Cette dernière parle d'un "malaise" de l'enfant et explique qu'un massage cardiaque est en train d'être pratiqué, raconte Le Parisien. Le nourrisson est alors transporté à l'hôpital Necker, à Paris.

Laissés libres

Les parents arrivent sur place. Immédiatement, "on leur a parlé d'un syndrome du 'bébé secoué' ", détaille leur avocat, Me Pierre de Combles de Nayves. Des indices laissent à penser au personnel hospitalier que l'enfant pourrait avoir été maltraité. Il souffre en effet d'un hématome sous-dural. Malgré une opération du cerveau pour le résorber, le petit garçon perd la vie.

L'hôpital transmet aussitôt un signalement au parquet de Nanterre. Le 28 novembre, l'assistante maternelle de 54 ans et son mari, présent au moment du drame, sont placés en garde à vue. Présentés devant un juge, ils sont mis en examen et laissés libres sous contrôle judiciaire. Une incompréhension pour les parents. "Les parents ne comprennent par ailleurs pas très bien comment ces gens-là restent libres, qui plus est à côté de chez eux, puisqu'ils vivent à 200 mètres du domicile de mes clients", a déploré leur avocat.

Agrément du département

Aujourd'hui, le couple espère obtenir des explications. "Nous voulons savoir pourquoi on ne verra jamais notre bébé marcher, pourquoi nos Noëls seront gâchés jusqu'à la fin de nos jours...", ont confié les parents au quotidien. Des expertises médicales, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour "coups mortels sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité", sont toujours en cours. 

L'assistante maternelle disposait depuis les années 90 d'un agrément du Conseil départemental. La quinquagénaire était inconnue des services de police. Ni elle, ni son mari, n'ont reconnu avoir "secoué" le petit garçon.

J.C. avec AFP