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Grogne des policiers: nouvelles manifestations ce soir dans plusieurs villes

Des rassemblements de policiers ont de nouveau eu lieu ce mardi soir dans plusieurs villes, notamment à Brest et à Toulouse, à la veille de la rencontre entre François Hollande et les représentants des syndicats.

De nouvelles manifestations ont eu lieu ce mardi dans la soirée dans plusieurs villes, hors cadre syndical, comme chaque soir depuis le 17 octobre un peu partout en France.

A Brest, ils étaient environ 200 policiers actifs et retraités, pompiers en tenue et aussi des infirmières du CHU voisin, "là par solidarité", parce qu'"on se retrouve parfois confrontés aux mêmes problèmes de sécurité".

A Toulouse, entre 100 et 150 policiers se sont rassemblés vers 22 heures dans le centre de la ville, rejoints par quelques pompiers. Une centaine de personne est partie en cortège dans les rues en chantant la Marseillaise et en scandant "policiers en colère".

C'était aussi le cas à Nancy, où se sont rassemblés une centaine de policiers. A Rennes, ils étaient environ 130. Et à Béziers, quelque 200 policiers municipaux, nationaux, gendarmes et pompiers avaient fait le déplacement, selon l'AFP.

Hollande recevra les syndicats mercredi

Débordés par un mouvement de grogne qui leur échappe, les syndicats de policiers ont peu mobilisé mardi avec leur premier appel à se rassembler devant les tribunaux pour dénoncer notamment le "laxisme" de la justice à l'égard des agresseurs des forces de l'ordre. Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, Synergie Officiers, l'Unsa et des syndicats de commissaires (SCPN, SICP) avaient appelé à "des rassemblements silencieux" devant les palais de justice, chaque mardi de 13 heures à 13h30. 

Mais pour la première, peu ont répondu: les policiers étaient environ 150 à Paris, une centaine à Bobigny (Seine-Saint-Denis) et Bordeaux, une quarantaine à Lille et Toulouse, une trentaine à Marseille et Lyon, une cinquantaine à Rennes, Nice, Carcassonne et Saint-Denis (La Réunion), une vingtaine à Rouen et Ajaccio, une quinzaine à Strasbourg.

Les représentants des syndicats de policiers seront reçus mercredi à 18 heures par François Hollande. Les organisations entendent canaliser ce ras-le-bol des policiers et mettre à l'agenda la "révision du cadre juridique d'emploi des armes" et la "mise en place de peines plancher pour les agresseurs", créées sous la droite et abrogées sous François Hollande.

V.R. avec AFP