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Gilets jaunes: il n'y aura pas de recours à l'armée samedi

Le dispositif de sécurité pour samedi est à l'étude.

Le dispositif de sécurité pour samedi est à l'étude. - AFP

Dans le cadre du dispositif de maintien de l'ordre imaginé pour la mobilisation de samedi, certains avaient réclamé le recours à l'armée pour remplacer les CRS sur les gardes statiques.

L'idée avait été évoquée avant d'être écartée. Il n'y aura pas de recours aux militaires samedi dans le cadre du dispositif de sécurité qui va être mis en place samedi à Paris pour éviter que les scènes de chaos ne se reproduisent, a-t-on appris auprès de l'entourage de la ministre des Armées, Florence Parly. L'armée n'a en effet pas vocation à faire du maintien de l'ordre.

"Les missions dévolues à l'armée sont des missions très claires: c'est la protection du territoire contre des agressions extérieures. Aujourd'hui, à l'heure actuelle, l'ennemi des armées, c'est le terrorisme. Nous avons des missions intérieures avec l'opération Sentinelle qui sont des missions ciblées contre le terrorisme", a rappelé sur notre antenne Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées.

Au début de la semaine, des syndicats policiers, comme Alliance et Unité SGP-FO Police, avaient émis l'hypothèse que les militaires puissent prendre le relais des CRS pour assurer les gardes statiques. L'objectif était de dégager des effectifs pour renforcer le dispositif des forces de l'ordre qui vont avoir pour consigne d'être plus mobiles et d'aller au contact des individus virulents.

"C’est une possibilité pour laquelle nous sommes très réservés, avait fait savoir, pour savoir, Philippe Capon, secrétaire général d'Unsa Police. Ce n'est pas sa mission."

Justine Chevalier