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Gilets jaunes: Eric Drouet de retour devant la justice

Éric Drouet, figure des gilets jaunes, est ce samedi à Paris pour participer à la marche en hommage aux blessés parmi les gilets jaunes.

Éric Drouet, figure des gilets jaunes, est ce samedi à Paris pour participer à la marche en hommage aux blessés parmi les gilets jaunes. - Brightcove

L’ancienne figure du mouvement des gilets jaunes doit être rejugé en appel ce vendredi pour l’organisation de deux manifestations non déclarées en décembre 2018 et janvier 2019. Lui a toujours nié un rôle de leader dans le mouvement, qu’il a quitté depuis.

L’ex-figure des gilets jaunes, Eric Drouet est de retour devant les tribunaux. Il comparaît ce vendredi après-midi à Paris pour “l'organisation" de deux manifestations non déclarées en décembre 2018 et janvier 2019. En première instance, il avait été condamné à 2.000 euros d'amende, dont 500 avec sursis, mais avait fait appel de ce jugement, estimant ne pas être un "organisateur" du mouvement.

“Pas responsable de tout Paris”

Le samedi 22 décembre 2018, le mouvement achève son deuxième mois de contestation. Eric Drouet est déjà très populaire dans les rangs des gilets jaunes, notamment pour avoir appelé sur BFMTV à “rentrer à l’Elysée”. Alors que plusieurs villes ont déjà été le théâtre violents affrontements entre manifestants et force de l’ordre, les autorités scrutent de près les appels à la mobilisation. Eric Douet signe une déclaration préalable de manifestation à Versailles, mais se rend finalement à Paris où il est interpellé près des Champs-Elysées. A l’époque, il se défend en affirmant que les gilets jaunes ont décidé de se rendre à Montmartre au lieu de Versailles et qu’il n’est “pas responsable de tout Paris”.

Le 2 janvier ensuite, Eric Drouet affirme qu'il voulait "juste se rendre au restaurant" avec des amis lorsqu'il est interpellé, une nouvelle fois près des Champs-Élysées. Peu de temps avant, le chauffeur routier avait enjoint à ses camarades des rond-points à “faire une grosse action” pour “choquer l'opinion publique.” “Je sais pas s'il y en aura qui seront avec nous sur les Champs [...] On va tous y aller sans gilets.”

Arrestation “arbitraire”

Lors de sa condamnation, son avocat Khéops Lara avait dénoncé une arrestation "arbitraire". "Peut on se retrouver en garde à vue pour être allé déposer des bougies à la Concorde et rejoindre des amis au restaurant? Est-ce qu'on peut accepter ça?", s’était-il insurgé.

Le chauffeur routier de 35 ans doit également être rejugé dans un autre dossier, dans lequel il avait été condamné à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir participé à une manifestation avec une sorte de "matraque" dans son sac.

Eric Drouet a toujours nié un quelconque rôle de leader dans le mouvement, dont il a pris définitivement ses distances depuis, expliquant notamment avoir reçu des “menaces”. Ses ennuis judiciaires ne se sont pas arrêtés pour autant. Le mois dernier, l’ancien gilet jaune a été interpellé pour avoir porté un coup de poing au visage du fils de sa compagne, âgé de 13 ans. Il devra comparaître de nouveau devant la justice pour “violence sur mineur”.

Esther Paolini avec AFP