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"Aucune communauté ne fait sa loi": Darmanin réagit après des violences en Haute-Marne

Deux jours après l’arrestation de 16 Tchétchènes armés, soupçonnés de vouloir venger un homme agressé à Saint-Dizier, en Haute-Marne, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu sur place ce dimanche.

Deux jours après l’arrestation de 16 Tchétchènes armés à Saint-Dizier (Haute-Marne), dans une opération de police visant à empêcher un projet de vengeance après l'agression d'un ressortissant tchétchène, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place ce dimanche pour rencontrer les forces de l'ordre.

Il a rendu visite au commissariat de Saint-Dizier, à l'occasion d'une visite non-programmée. "16 personnes ont été arrêtées et 13 sont encore en garde à vue", a-t-il d'abord précisé, lors d'une prise de parole.

De nombreuses armes saisies

Le ministre en a profité pour remercier les policiers locaux qui ont "évité, en saisissant de très nombreuses armes, que le pire soit arrivé dans le quartier du Vert-Bois". Les forces de l'ordre avaient découvert vendredi, dans les véhicules appartenant aux 16 personnes interpellées, des couteaux, un sabre, des bâtons et des outils.

Une information judiciaire pour transport illégal d'armes de catégorie D et association de malfaiteurs doit être ouverte pour poursuivre les investigations, notamment pour déterminer "l'ampleur" de l'appel à se venger qui a circulé entre eux, a indiqué à l'Agence France-Presse le procureur de la République de Chaumont, Frédéric Nahon.

Trois hommes doivent être présentés dimanche à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen, selon le parquet de Chaumont.

"Aucune commaunauté, sur le sol de la République, ne fait sa loi, c'est la police, la gendarmerie, les forces légitimes des forces de l'ordre qui font la loi dans notre pays", a déclaré Gérald Darmanin. Et d'ajouter: "avoir le droit d'asile sur le territoire national ne donne pas le droit de créer le bordel."

"Tirer les conclusions de ce que nous avons vu à Dijon"

En juin dernier, de violents affrontements à Dijon, impliquant des membres de la communauté Tchétchènes, avaient fait une vingtaine de blessés.

"Nous avons tiré les conclusions de ce que nous avons vu avec le Premier ministre à Dijon. Des consignes ont été données, à l'ensemble du ministère de l'Intérieur, pour pouvoir comprendre ce phénomène d'ultra-violence d'une certaine communauté et de pouvoir intervenir en amont lorsque nous avions des renseignements", a-t-il ajouté.
Fanny Rocher