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Géolocaliser les pensionnaires des maisons de retraite ?

Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l’autonomie.

Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l’autonomie. - -

Après un nouveau drame survenu lundi matin, lorsqu'une pensionnaire d'une maison de retraite atteinte d'Alzheimer a été retrouvée morte dans le parc de l'établissement, le gouvernement envisage des mesures.

Une pensionnaire nonagénaire d'une maison de retraite du Rhône, souffrant de la maladie d'Alzheimer, a été retrouvée morte lundi matin dans le parc de la résidence. Le gouvernement, après ce nouveau cas, envisage l'usage de dispositifs de géolocalisation.

Une série d'accidents dramatiques

La disparition de cette femme, âgée de 93 ans, avait été constatée à 23 heures dimanche par le personnel de l'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Saint-Bonnet-de-Mure, a informé la ministre déléguée chargée des personnes âgées, Michèle Delaunay, dans un communiqué. Les causes de la mort de la nonagénaire, qui vivait seule dans un appartement de la résidence, restent à déterminer, selon la gendarmerie, à qui l'enquête a été confiée.

D'après la ministre, une femme de 73 ans est morte d'hypothermie samedi à Belcaire, dans l'Aude, après avoir quitté sa maison de retraite. Une semaine auparavant, un homme âgé a quitté un EHPAD à Langogne (Lozère). Son corps a été retrouvé sans vie tard dans la nuit.

Mi-janvier, une patiente de 90 ans avait été retrouvée morte de froid dans l'enceinte de l'hôpital gériatrique Sainte-Périne, à Paris, après avoir quitté sa chambre et échappé à la surveillance du personnel. L'Agence régionale de la Santé avait alors diligenté "une mission d'inspection" dans l'hôpital.

Trouver l'équilibre entre la liberté et la sécurité

Pour la ministre, "cette succession d'accidents dramatiques pose avec acuité la question de la limite entre liberté d'aller et venir, et sécurisation des conditions de vie". Michèle Delaunay, qui va "lancer une réflexion avec tous les acteurs concernés", estime que "doit être discuté l'usage de dispositifs de géolocalisation à des fins de protection de la personne".

La ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie proposera aux membres du Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées (CNBD) qui sera créé mardi, de se saisir de ces sujets. Le comité "pourra s’appuyer sur les recommandations élaborées par les professionnels dans le cadre de la conférence de consensus de 2004 sur la liberté d’aller et venir dans les établissements médico-sociaux", précise la ministre.