BFMTV

Gardes à vue

Dix personnes ont été mises en garde à vue en lien avec le saccage d'un péage par des gilets jaunes sur l'A10 en Gironde il y a deux semaines, a indiqué mercredi le procureur de la République.

Dix individus ont été placés en garde à vue pour des dégradations commises au niveau d'un péage de Virsac en Gironde dans la nuit du 19 au 20 novembre dernier, a fait savoir le procureur de la République de Bordeaux. Il s'agissait de l'une des dégradations les plus importantes du début du mouvement des "gilets jaunes", 

Trois personnes impliquées dans des vols aggravés ont pu être identifiées grâce à des prélèvements effectués par les techniciens en investigations criminelles. Lors de leurs auditions, celles-ci ont déclaré avoir profité de leur présence en soutien au mouvement des gilets jaunes pour commettre les vols. Deux d'entre elles ont un casier judiciaire vierge, tandis que que la troisième personne a déjà fait l'objet de condamnations. 

Ces trois personnes vont être présentées devant le tribunal correctionnel pour des comparutions immédiates prévues ce jeudi 6 décembre à 14 heures, pour des faits de vols avec effraction et en réunion. Les investigations se poursuivent pour essayer d'identifier les auteurs, coauteurs et complices des dégradations par incendie.

Cabines du péage brûlées, barrières brisées

Le péage de Virsac sur l'A10 Bordeaux-Paris, à 30 km au nord de Bordeaux, avait été l'un des principaux sites d'action des "gilets jaunes" en Nouvelle-Aquitaine aux premiers jours du mouvement. Occupé en quasi continu par des manifestants le week-end des 17-18 novembre, il avait été évacué par les forces de l'ordre, puis repris par des "gilets jaunes" à plusieurs reprises.

Dans la nuit du 19 au 20, plusieurs personnes avaient forcé l'entrée de locaux techniques et s'étaient livrées au saccage du péage et des locaux de Vinci: barrières brisées, cabines brûlées, chaussée endommagée, caméras détruites, un portique mis au sol. 

Vinci avait dénoncé des dégradations "très importantes", une violence d'une ampleur "inédite" sur un péage, et avait porté plainte. De nouvelles dégradations avaient eu lieu le week-end suivant, dans la nuit du 24 au 25, mais d'ampleur moindre.

Jeanne Bulant