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Frais de taxis: Agnès Saal a accepté de plaider coupable devant la justice

Agnès Saal a accepté de plaider coupable devant la justice - Mardi 29 mars 2016

Agnès Saal a accepté de plaider coupable devant la justice - Mardi 29 mars 2016 - Dominique Faget - AFP

Accusée d'avoir dépensé 40.000 euros de frais de taxi alors qu'elle était en poste à la tête de l'INA, Agnès Saal a accepté de plaider coupable devant la justice.

L'ex-patronne du Centre Pompidou et de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) Agnès Saal a accepté de plaider coupable pour détournement de fonds publics pour ses notes de taxis supérieures à plusieurs dizaines de milliers d'euros, selon une information communiquée ce mardi par des sources concordantes.

Deux audiences pour confirmer les peines, qui n'ont pas été précisées, sont prévues le 11 avril au tribunal de grande instance de Créteil, concernant ses frais de taxis à l'INA, et, au cours du même mois à Paris, pour ses frais quand elle dirigeait le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), ont indiqué plusieurs sources proches de l'enquête.

L'année 2016 à peine entamée, la sentence tombe pour Agnès Saal. L'ex-numéro 1 de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) se voit exclue de la fonction publique pour une période de deux ans, assortie de 6 mois de prison ferme. 

Une note salée qui en rappelle une autre

Nommée à la tête de l'INA en avril 2014, la haute fonctionnaire est accusée d'avoir dépensé plus de 40.000 euros en frais de taxis pour une période de 10 mois, lorsque son fils aurait de son côté dépensé 6.700 euros en utilisant les codes de réservation de sa mère.

Une note salée qui en rappelle une autre alors qu'elle était en poste à la tête du Centre Pompidou. En moins de sept ans, elle dépense près de 400.000 euros de frais de taxi selon les informations de l'Express.

Le 4 décembre dernier, Agnès Saal est ainsi placée en garde à vue, faisant l'objet d'une procédure disciplinaire administrative.

Après huit mois de silence médiatique face à la polémique qui l'entoure, la prévenue s'adresse au journal Le Monde dans un entretien. Elle y livre ses regrets, se disant respectueuse de la décision de l'Etat à travers "les autorités qui l'incarnent". 

En haute-fonctionnaire qu'elle est, Agnès Saal explique enfin être devenue "un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites, alors que je suis à l’opposé de cette image de haut fonctionnaire cupide qui dilapide les fonds publics."

A.-F. Lespiaut avec AFP