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Financement du terrorisme: la mère d'un jihadiste condamnée à deux ans de prison sans mandat de dépôt

La balance de la justice.

La balance de la justice. - Philippe Huguen, AFP/Archives

La mère d'un jihadiste franco-algérien présumé mort en Syrie a été condamnée à deux ans de prison sans mandat de dépôt, ce jeudi, à Paris, pour avoir financé le dessein jihadiste de son fils en lui envoyant de l'argent. Son avocat a indiqué son intention de faire appel.

Nathalie Haddadi, la mère d'un jeune Franco-Algérien présumé mort en Syrie, où il faisait le jihad, a été condamnée ce jeudi à deux ans de prison sans mandat de dépôt par le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour avoir financé le dessein jihadiste de son fils en lui envoyant de l'argent. L'accusée, âgée de 43 ans, devrait bénéficier d'un aménagement de peine.

"Ce jugement est inadmissible. Nous allons faire appel", a aussitôt réagi son avocat.

Le frère du jihadiste a été également été condamné à un an de prison avec sursis. Lors de l'audience, qui s'était déroulée jusqu'à 4 heures du matin le 5 septembre dans une atmosphère délétère, le procureur avait requis une peine sévère à l'encontre de Nathalie Haddadi: dix-huit mois d'emprisonnement assortis d'un mandat de dépôt, c'est-à-dire avec incarcération immédiate.

Cette femme de 43 ans, conseillère commerciale en Alsace, est accusée d'avoir payé des billets d'avion pour l'Algérie à son fils Belabbas Bounaga, qui y avait rejoint son père début novembre 2015. Il était alors visé par une interdiction de sortie du territoire français à l'issue d'une peine d'emprisonnement.

Il lui est aussi reproché d'avoir caché le passeport de son fils aux autorités et, surtout, de lui avoir ensuite payé d'autres billets d'avion et fait parvenir de l'argent alors qu'il voyageait en Malaisie. De là, il avait fini par rejoindre les rangs de Daesh en Syrie. En août 2016, elle avait reçu un appel lui annonçant sa mort, à 21 ans.

A.S. avec AFP