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Fin de la prise d'otage dans la prison de Seine-et-Marne

Une prise d'otage est actuellement en cours dans une prison à Réau, en Seine-et-Marne.

Une prise d'otage est actuellement en cours dans une prison à Réau, en Seine-et-Marne. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le détenu s'est rendu. Le surveillant qu'il retenait en otage est sain et sauf.

Le soulagement. Le surveillant, pris en otage par un détenu dans un centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, vient d'être relâché. Le détenu s'est rendu. "Le détenu s'est rendu et le surveillant pris en otage se porte bien", a déclaré une responsable de l'administration pénitentiaire centrale, sans plus de précisions sur les circonstances. Le surveillant "n'a subi aucune violence physique", précise l'administration dans un communiqué.

La prise d'otage semble avait commencé vers 10h40 au sein du quartier maison centrale. Le détenu, âgé de 37 ans et condamné à 25 ans de réclusion pour homicide, retenait dans un bureau un surveillant stagiaire de 45 ans et demandait à être transféré vers un autre établissement.

Des policiers d'élite du Raid et l'Equipe régionale d'intervention et de sécurité (Eris) avaient été dépêchés sur place pour négocier avec ce détenu qui demandait son transfèrement vers un autre établissement.

Un détenu "particulièrement dangereux"

Selon le syndicaliste FO Pénitentiaire Yan Verschell, le surveillant pris en otage était un stagiaire de 25 ans.

Le détenu est jugé "particulièrement dangereux" par le syndicaliste UFAP Gérard Ferjul, selon lequel il avait déjà fait une tentative de prise d'otage en 2007. Selon lui, "le détenu a demandé à passer un coup de téléphone et a profité de ce déplacement pour pousser le surveillant dans un bureau, où il s'est retranché".

Le centre pénitentiaire Sud francilien, ouvert en 2011, héberge 666 détenus pour 796 places, avec 379 personnels pénitentiaires, dont 347 de surveillance.

Mi-mars, une centaine de surveillants avaient bloqué partiellement l'entrée de l'établissement pour protester contre une "recrudescence d'agressions" et demander plus de moyens.

Un rapport de 2013 commandé par l'administration pénitentiaire avait mis au jour des dysfonctionnements au niveau des mesures de sécurité du centre, en particulier dans le quartier maison centrale, où se déroule la prise d'otage.

C.P. avec AFP