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Fête des mères : cette année, les fleurs sont chères

Pour le consommateur, la rose à l'unité pourrait cette année coûter 1,50 plus cher que la normale.

Pour le consommateur, la rose à l'unité pourrait cette année coûter 1,50 plus cher que la normale. - -

Avec le froid, les professionnels des fleurs déplorent deux semaines de retard sur leur production, ce qui entraîne une pénurie de roses, tulipes, ou encore pivoines. A l'approche de la fête des mères, le prix des fleurs s'envole de 30 à 40%. Une hausse qui va se répercuter sur le porte-monnaie des clients.

Dimanche, les mamans vont-elles devoir se contenter de colliers de nouilles ? La météo exécrable incite à se poser la question. La croissance des roses, des pivoines ou encore des tulipes est entravée par l’abondance de pluie et le manque de soleil de ces dernières semaines. De quoi gâcher le moral des professionnels, mais aussi la fête des mères, puisqu’à cette occasion, un cadeau sur deux est un bouquet de fleurs.
Jean-Claude, horticulteur en région parisienne, et pour lequel la fête des mères représente 30% de son chiffre d’affaires, confie avoir deux semaines de retard sur la production. « On a des matinées à 7 ou 8°, des journées qui ne dépassent pas 15° et pas un rayon de soleil ! »

« De 25 cents à 1 euro la tige »

Le retard se voit sur les étals, qui sont quasiment vides. Arnaud « passe à côté de la fête des mères pour la première fois en 15 ans ». Ce cultivateur de roses s’inquiète du manque à gagner. « L’année dernière, on sortait 800 bottes de roses à la journée. Là on sort 30 bottes. On perd 50 000 euros sur la semaine ». A ses yeux, mettre le chauffage n’aurait pas été rentable, avant de conclure : « Pour qu’on en vive, il faudrait vendre les roses au moins 1 euro la tige. On en est loin, l’année dernière, je les vendais 25 centimes ». Le prix des fleurs s’envole en effet de 30 à 40%, et celui des roses explose. Hélène, fleuriste à Reims, pourrait acheter cette année ses roses à l’unité plus de 50 centimes, une hausse qu’elle va répercuter sur les clients. Selon Flavien, fleuriste près de Coulommiers, en Seine-et-Marne, les consommateurs paieront leur rose « 1,50 euro plus cher que la normale ».

Claire Béziau, avec Pierre Rigo