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Féminicide de Mérignac: le mari mis en examen pour "homicide volontaire sur conjoint"

Des membres de la police scientifique arrivent le 5 mai 2021 à Mérignac, près de Bordeaux, à l'endroit où une femme de 31 ans a été brûlée vive par son mari

Des membres de la police scientifique arrivent le 5 mai 2021 à Mérignac, près de Bordeaux, à l'endroit où une femme de 31 ans a été brûlée vive par son mari - MEHDI FEDOUACH © 2019 AFP

L'homme a été placé en détention provisoire. Il avait déjà été condamné en juin dernier pour des violences conjugales.

Le mari violent et récidiviste accusé d'avoir immolé sa femme par le feu mardi à Mérignac a été mis en examen pour homicide volontaire sur conjoint et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Bordeaux ce vendredi à l'AFP.

Mounir B. a été mis en examen "des chefs d'homicide volontaire par conjoint, destruction volontaire par incendie, violences volontaires sans ITT avec arme en récidive légale", un dernier point lié au fait qu'il a menacé un voisin qui tentait de porter secours à la victime, a-t-on précisé de même source.

L'homme, âgé de 44 ans, déjà emprisonné pour violences conjugales en 2020, a poursuivi sa femme, Chahinez mère de trois enfants, qu'il guettait depuis le matin. Il lui a tiré plusieurs coups de feu dans les jambes puis l'a aspergée d'un liquide inflammable alors qu'elle était encore en vie et l'a immolée par le feu.

Le suspect a ensuite mis le feu au domicile de la victime, âgée de 31 ans et mère de trois enfants.

Une mission d'inspection déclenchée

Les ministères de la Justice et de l'Intérieur ont déclenché une mission d'inspection qui devra notamment étudier les conditions de remise en liberté et le suivi de l'homme qui purgeait une peine de prison avec sursis.

Mounir B., à la double nationalité franco-algérienne, avait été condamné le 25 juin 2020 à Bordeaux à 18 mois de prison dont neuf avec sursis pour "violences volontaires par conjoint" en récidive, sur son épouse.

À la mi-mars, Chahinez avait porté plainte au commissariat de Mérignac contre son conjoint pour une nouvelle agression. Mais l'homme, recherché par la police, était resté "introuvable".

C.M. avec AFP