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Evreux: un homme condamné à 4 mois ferme pour avoir dégradé une statue du général de Gaulle

La statue dégradée, tweetée par l'élue Séverine Gipson.

La statue dégradée, tweetée par l'élue Séverine Gipson. - Capture d'écran Twitter

L'homme de 29 ans a été condamné à sept mois de prison dont trois avec sursis.

Un homme originaire d'Évreux a été condamné ce mercredi à sept mois de prison dont trois avec sursis pour avoir dégradé une statue du général de Gaulle en marge des célébrations de la victoire de l'Algérie en finale de la Coupe d'Afrique des nations.

L'homme âgé de 29 ans a été interpellé mardi à 6h15 à son domicile d'Évreux, dans l'Eure, et placé en garde à vue. Il a été jugé mercredi en comparution immédiate.

"Il a reconnu les faits devant le tribunal, alors qu'il les avait d'abord niés devant les enquêteurs, et a été condamné à sept mois de prison dont trois avec sursis sans mandat de dépôt", a indiqué l'état-major de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Eure.

Des vidéos ont permis d'identifier l'auteur des faits

"Ce sont des vidéos qui ont permis d'identifier formellement le principal auteur des faits. Il y a eu plusieurs coups portés sur la statue par plusieurs personnes, mais il s'agit de l'homme qui a mis à terre la statue", a précisé la DDSP.

Le jugement sur les intérêts civils a été fixé au 21 janvier 2020. Cette statue à taille réelle du général de Gaulle avait été inaugurée en juin et installée place du général de Gaulle, devant l'Hôtel de ville d'Évreux. Le maire (LR) de la ville, Guy Lefrand, avait annoncé son intention de porter plainte et l'incident avait provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

"A la suite de la finale, certains jeunes sont descendus en ville et ont commencé à faire des rodéos puis à s'en prendre aux équipements publics. Ils ont fini par s'attaquer à la statue: elle a été cassée au-dessus des pieds, au-dessus du scellement. Lorsque tout ça s'est passé, les policiers municipaux sont intervenus pour la mettre à l'abri", avait décrit Guy Lefrand. 

Alexandra Jaegy avec AFP