BFMTV

Estelle Mouzin: les fouilles dans la maison de Michel Fourniret terminées

Des gendarmes sont présents pour les fouilles le 22 juin 2020 dans une maison où vécut Michel Fourniret à Ville-sur-Lumes, dans les Ardennes

Des gendarmes sont présents pour les fouilles le 22 juin 2020 dans une maison où vécut Michel Fourniret à Ville-sur-Lumes, dans les Ardennes - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP

Les fouilles au château de Sautou, ancienne propriété de Michel Fourniret, se sont terminées jeudi en fin d'après-midi. Aucun élément probant n'y a été découvert.

Après deux jours de recherches, les fouilles au château de Sautou ont pris fin ce jeudi en fin d'après-midi. Depuis mardi matin, les gendarmes de la section de recherches de Dijon réalisaient des opérations sur cette vaste propriété dans les Ardennes, qui a un temps appartenu au tueur en série Michel Fourniret. Des fouilles organisées dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin.

Selon l'avocat de Monique Olivier, l'ancienne femme de Michel Fourniret, aucun élément probant n'a été découvert. A la suite de ces fouilles pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003, de nouveaux interrogatoires devraient avoir lieu. Des analyses vont également être réalisées. Lundi, des fouilles ont également été organisées à Ville-sur-Lumes, près de Charleville-Mézières, dans l'ancienne maison occupée par la soeur du tueur.

Aucun élément probant découvert

L'équipe de recherche était composée d'une cinquantaine de gendarmes et experts, dont des membres de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, de la brigade fluviale ou de sapeurs de l'Armée de Terre, avaient passé la journée dans le domaine. Ils étaient accompagnés de la juge d'instruction parisienne Sabine Kheris. Les recherches s'étaient concentrées au château de Sautou, c'est là que les corps, enterrés profondément, d'Elisabeth Brichet, 12 ans, et de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, ont été retrouvés en 2004.

Ces fouilles ont été réalisées à la suite des aveux formulées par Michel Fourniret début mars. Il avait été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans ce dossier en novembre 2019, après que Monique Olivier soit revenue sur son alibi. En janvier, cette dernière avait affirmé devant la justice que selon elle, Michel Fourniret avait bien tué la fillette.

J.C.