BFMTV

Enquête sur l'arbitrage: la garde à vue de Tapie prolongée

Bernard Tapie est entendu depuis lundi matin par la brigade financière.

Bernard Tapie est entendu depuis lundi matin par la brigade financière. - -

La garde à vue de Bernard Tapie, qui a débuté lundi matin à Paris, a été prolongée mardi par les juges enquêtant sur l'arbitrage controversé du litige qui l'opposait au Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.

Il est entendu depuis lundi matin par la brigade financière. Et ce mardi matin, la garde à vue de Bernard Tapie a été prolongée, dans l'enquête sur l'arbitrage qui lui a permis d'obtenir 403 millions d'euros en 2008 pour solder son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas. Sa garde à vue, sur commission rogatoire des juges d'instruction, peut durer jusqu'à 96 heures, l'enquête s'intéressant à des faits présumés d'escroquerie en bande organisée.
Si les magistrats estiment au terme de sa garde à vue qu'il y a des indices concordants sur sa participation à une présumée escroquerie, il pourrait être mis en examen pour complicité ou recel de ce délit, indique-t-on de source proche de l'enquête.

3 personnes déjà mises en examen

L'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol a également été entendu la semaine dernière dans cette affaire mais il n'a pas été placé en garde à vue, a-t-on précisé de source judiciaire. L'enquête devrait ensuite s'intéresser à Claude Guéant, ex-secrétaire général de l'Elysée, selon une source proche de l'enquête. À ce jour, trois personnes ont été mises en examen pour "escroquerie en bande organisée" dans ce dossier : l'ex-juge arbitre Pierre Estoup, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, et Jean-François Rocchi, l'ancien président du Consortium de réalisation (CDR), organisme chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais.

J.V. avec Reuters