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Enquête pour meurtre à Grenoble: la victime a reçu 90 coups de couteau

Des policiers - Image d'illustration

Des policiers - Image d'illustration - FRED TANNEAU / AFP

Deux hommes ont été placés en garde à vue lundi dans ce dossier après s'être spontanément présentés au commissariat de la ville.

Quatre jours après la découverte vendredi passé à Grenoble d'un corps calciné dans un appartement de la ville, on en sait un peu plus sur les circonstances du drame. Le parquet de Grenoble a en effet indiqué que la victime avait reçu 90 coups de couteau avant de trouver la mort.

"L'autopsie réalisée samedi a permis de dénombrer quatre-vingt dix traces de coups de couteau sur le corps de la victime", a précisé le procureur de la République Éric Vaillant dans un communiqué.

Deux hommes ont été placés en garde à vue lundi dans ce dossier après s'être spontanément présentés au commissariat de Grenoble vers 12h30, a ajouté le magistrat.

Traces de sang

Selon le parquet, le corps retrouvé vendredi matin par les pompiers au cours d'une intervention au quatrième étage d'un appartement en feu est celui d'un jeune homme de 19 ans, né en Isère.

Après avoir éteint l'incendie, les pompiers ont découvert un matelas recouvert de sang dans l'entrée du logement, ainsi qu'une traînée de sang menant jusqu'à la chambre où se trouvait la victime.

"Ils ont dû forcer l'ouverture de la porte d'entrée qui était verrouillée, et ont constaté la présence d'un corps en partie carbonisé allongé sur ce qui restait d'un sommier dans l'une des deux chambres", a précisé Éric Vaillant.

D'autres traces de sang ont également été relevées dans l'appartement par la police, notamment dans la pièce principale. "L'appartement ne semblait pas être occupé de façon habituelle", a ajouté le magistrat.

Une enquête criminelle a été ouverte pour meurtre après les résultats de l'autopsie, qui "a permis de constater des violences commises avec arme blanche". Elle a été confiée au groupe d'enquête criminelle de la sûreté départementale, puis à l'antenne de la police judiciaire de Grenoble.

Hugo Septier avec AFP