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Procès de Jonathann Daval: verdict attendu ce samedi dans la soirée

Isabelle Fouillot lors de sa déposition le 18 novembre 2020.

Isabelle Fouillot lors de sa déposition le 18 novembre 2020. - Zziigg © 2019 AFP

Au terme d'une semaine de procès, Jonathann Daval risque la perpétuité pour le meurtre de sa femme Alexia Fouillot, qu'il a reconnu avoir voulu tuer. Le verdict est attendu ce samedi dans la soirée.

L'audience est suspendue et reprendra ce samedi à 9h30

Cette cinquième journée de procès touche à sa fin. L'audience reprendra samedi, à 9h30. Le verdict doit être rendu demain. Jonathann Daval encourt la peine de réclusion criminelle à perpétuité.

"Est-ce-que vous vous rendez compte des conditions de la mort?

Il se tourne ensuite vers les jurés:

"Est-ce-que vous vous rendez compte des conditions de la mort? Des coups de poings, puis un étranglement pendant 4 à 5 minutes."

Il s'adresse à Jonathann Daval: "Je ne comprends pas que vous n’ayez pas eu le reflexe à un moment donné de dire 'ça suffit, je ne vais pas aller jusqu’au bout'."

"Sans les parties civiles nous n'aurions pas cheminé sur le terrain de la vérité"

Gilles-Jean Portejoie prend le relai et retrace l’instruction pour souligner le rôle majeur et actif de la partie civile a chaque étape de l'enquête.

"Sans les parties civiles, nous n’aurions pas cheminé sur le terrain de la vérité depuis le début. Nous sommes fiers d’être vos avocats", leur dit-il.

"Ces excuses, monsieur Daval, on ne les prend pas."

Jean-Hubert Portejoie conclut: "On a eu un brouillon d’excuses, mal préparé, mécanique. Ces excuses monsieur Daval, on ne les prend pas."

"Que s’est il passé avant et après ce massacre. Pourquoi un tel massacre?" demande la partie civile une énième, sans obtenir de réponse.

Me Portejoie décrit l'accusé comme quelqu'un de "machiavélique"

Me Portejoie poursuit sa plaidoirie et évoque le "machiavelisme" de Jonathann Daval.

"Distante, hystérique, malade... Voilà comment Jonathann Daval parle de son épouse. C’est insupportable. On salit sa mémoire", tance l'avocat.

"Ce délire machiavelique de Jonathann Daval contraint Jean-Pierre et Isabelle à vendre leur bar PMU, à prendre leur retraite anticipée. Ils perdent leur fille, leur outil de travail."

"Les parties civiles ont été humiliées"

"Les parties civiles ont été humiliées, maltraitées, martyrisées qui plus est publiquement devant la France entière", ajoute Me Jean-Hubert Portejoie.

L'avocat s'adresse ensuite aux jurés:

"Ce n’est pas l’opinion publique qui doit condamner Jonathann Daval. C’est vous, mesdames et messieurs les jurés. Il a nourri l’opinion publique pendant des mois. Les obsèques où il s’écroule devant les caméras, la marche blanche où il est porté par Isabelle et Jean-Pierre... Il est sans cesse dans le calcul."

"Jamais une partie civile n’aura été autant outragée"

Me Julie prend le relai, toujours pour les parties civiles. Elle assène:

"Jonathann Daval souffre mais pour lui-même, pas pour eux (la famille de la victime, ndlr)".

Et d'ajouter: "Je crois sincèrement qu’Alexia serait peinée de voir qu’à travers elle, Jonathann Daval a pu leur faire autant de mal."

Jonathann Daval a "donné quelque chose" à Alexia Fouillot le soir du meurtre, affirme Me Richard

Me Cathy Richard continue de donner sa version de la soirée où tout a basculé. Elle expose qu'en rentrant chez eux, après la soirée raclette, Jonathann Daval a "donné quelque chose" à son épouse, un médicament par exemple dont des traces ont été retrouvés dans ses cheveux.

"Ma conviction c'est que c'est elle qui essaie de s'enfuir. Qui est-il celui qui frappe et qui étrangle?", souligne-t-elle.

Me Richard revient également sur le viol post-mortem que la partie civile tente de démontrer depuis le début du procès: "Il lui fait les derniers outrages."

Jonathann Daval a imposé "le rythme d’une triste valse"

"Alexia a fondu d’amour pour ce garçon touchant. Il paraît tellement fragile et doux, contre Me Richard. C’est l’amour de sa vie elle le sent."

Mais Jonathann Daval a imposé "le rythme d’une triste valse".

Isabelle et Jean-Pierre Fouillot écoutent, tête contre tête, la plaidoirie de leur avocate.

"Alexia aimait son mari"

Les avocats des parties civiles prennent la parole. Me Cathy Richard ouvre le bal en s'adressant à la cour.

"Je vais vous emmener découvrir Alexia, que vous ne rencontrerez jamais. Vous n’entendrez pas sa voix, ni ne verrez son sourire. Cette jeune femme je l’ai rencontrée grâce aux 6000 pages d’un froid dossier criminel. Alexia aimait son mari, sa soeur, ses parents, son chat, son métier, courir, nager..."

A ces mots, Jonathann Daval garde la tête baissée.

"Pour la faire taire dit-il... Mais qu’allait-elle dire? Elle aurait pris un somnifère? Elle aurait placé un ovule dans son vagin? Puis elle se serait relevée et aurait réclamé un rapport sexuel comme on réclame une bouteille d’eau?", questionne l'avocate de façon rhétorique pour contredire la version avancée par l'accusé.

"Est ce qu’elle voulait le quitter? Mais ce soir-là, quand elle rentre de chez ses parents, pourquoi avoir mis ce fameux ovule, si elle voulait le quitter?"

"J’aurais dû m’imposer", reconnaît Jonathann Daval

Me Schwerdorffer a voulu montrer que le couple Daval était dans une relation dominant/dominé. Pour cela, il essaie de faire parler Jonathann Daval sur son quotidien.

L'avocat le questionne sur leurs disputes, les reproches, les insultes que son client dit avoir été l'objet. "Et vous, vous partez chez votre sœur ?"

"Oui on fait chambre à part", dit l'accusé.

Et sur le plan sexuel? Jonathann Daval dit avoir été "humilié" par sa femme. Au point que quand il découvre un flirt entre Alexia et un pâtissier, il ne "l'affronte pas", il va en parler à ses beaux-parents.

Alors l'avocat lui demande ce qu'il aurait dû faire: "J’aurais dû m’imposer", reconnaît aujourd'hui Jonathann Daval.

Un enfant? "C’était le désir d’Alexia qui devient une obsession!", selon l'avocat de Daval

L'avocat de Jonathann Daval l'interroge sur son quotidien avec son épouse. Une femme qui l'empêchait de voir sa propre famille, dit-il. Alors plusieurs fois par semaine, l'accusé raconte comment il voyait sa mère en cachette, dînait avec elle, puis rentrait chez lui pour dîner à nouveau avec Alexia.

"Je lui mens pour éviter le conflit, la dispute", explique Jonathann Daval.

Me Schwerdorffer explique alors qu'Alexia décidait de tout dans le couple, de leur maison, celle qui appartenait à sa grand-mère, des travaux.... Et ce projet d'avoir un enfant, était-il partagé?

"C’était le désir d’Alexia qui devient une obsession!", insiste l'avocat.

"Ma vie s'est arrêtée ce soir-là", assure Jonathann Daval

Jonathann Daval est d'abord interrogé sur les tensions qui existaient au sein du couple. Elles ont débuté selon lui en 2016.

Puis le président lui parle du meurtre d'Alexia.

"Ma vie s’est arrêtée ce soir là, souffle Jonathann aval. Je me suis jamais projeté sur la durée de la peine, peu importe. Je dois payer pour les actes que j’ai commis"

Jonathann Daval interrogé sur sa personnalité

L'interrogatoire de personnalité de Jonathann Daval a débuté. Le président l'interroge sur ses troubles obsessionnels compulsifs, notamment lié à l'hygiène. L'accusé explique qu'ils sont apparus après le décès de son père (en 1996, NDLR).

Matthieu Husson le fait ensuite parler sur sa rencontre puis sa vie avec Alexia. Ils se sont rencontrés lors d'un séjour au ski avec des amis, c'est elle qui a fait le premier pas. Au début, ils étaient séparés lui en internat à Dijon, elle à Gray. Ils se voyaient le week-end. Puis ils se sont mis en ménage lorsqu'il s'est installé à Besançon.

"La demande de fiançailles et le mariage, c’est moi, dit Jonathann Daval. On le voulait ensemble. Ma famille était contente.

Puis il évoque l'idée d'avoir un enfant. Ils attendaient d'avoir une situation professionnelle stable, puis d'être mariés.

"Je me résigne à ne pas tout savoir", dit la mère d'Alexia

Isabelle Fouillot est désormais fataliste après sa confrontation avec Jonathann Daval au cours de laquelle elle lui a demandé de révéler les élements qu'elle pense qu'il cache encore.

"Je me résigne à ne pas tout savoir ce qui s'est passé, dit la mère d'Alexia. J'arrête de me torturer l'esprit, je n'aurais pas toute la vérité."

Jonathann Daval a maintenu sa version et a invoqué une dispute pour expliquer son passage à l'acte.

La mère de Daval dit qu'il a menti pour ne lui faire de mal

La mère de Jonathann Daval a été interrogée par les avocats de la défense. Concernant les trois de mensonges, elle pense qu'il a agi pour ne pas la blesser.

"Je pense qu'il a inventé ce gros mensonge pour ne pas me faire du mal", dit Martine Henry.

La mère de Jonathann Daval dit avoir cru à la version du complot familial

La mère de Jonathann Daval est interrogée par l'avocat des parties civiles sur son fils. Il lui demande s'il a cru à la version du complot familial avancé par Jonathann Daval.

"Oui, j'y ai cru", dit-elle.

L'avocat s'interroge également sur ses déclarations faites au lendemain de la disparition d'Alexia Fouillot. "Vous parlez d'elle à l'imparfait", dit le conseil des Fouillot.

"Vous essayez de me faire dire que je savais déjà qu’elle était morte. Et bien non désolée", répond Martine Henry.

L'avocat poursuit en lui demandant si elle "conscience" du mal qu'elle a pu faire. La mère de Jonathann Daval pleure.

Le président de la cour d'assises reprend la main en disant que les jurés ne sont pas là pour juger les sentiments d’une mère envers son fils.

"J'avais vu que quelque chose n'allait pas", dit la mère de Jonathann Daval

La mère de Jonathann Daval est revenue sur les nombreuses fois où son fils venait la voir. "J'avais vu que quelque chose n'allait pas, parfois, il venait le soir et me disait 'je viens me reposer pendant qu'Alexia s'endort", raconte Martine Henry.

Pourquoi? "Il me disait 'parce ce que je rentre quand elle est endormie'."

La sœur de Jonathann Daval revient sur des textos "inquiétants" d'Alexia

La sœur de Jonathann Daval est interrogée sur des messages d'Alexia reçus par son frère alors qu'il se trouvait avec elle. Deux SMS où elle menace d'attenter à sa vie:

"C'est mon dernier voyage, écrit Alexia. J'espère que tu donneras plus d'amour à Happy (le chat du couple, NDLR) qu'à moi"

Stéphanie a indiqué avoir eu "peur" quand elle a lu ces messages "inquiétants". Elle a expliqué que Jonathann était "parti immédiatement". "Je ne me rappelle même pas s'il a mis ses chaussures", poursuit Stéphanie Daval.

La sœur de l'accusé a également été interrogée sur les nombreuses fois où son frère venait dormir chez elle. Elle a expliqué que Jonathann Daval ronflait et que ça gênait son épouse. Il venait "très souvent" pour se reposer.

"C'était un beau couple", témoigne la soeur de Jonathann Daval

C'est au tour de la grande sœur de Jonathann Daval, Stéphanie Daval, de témoigner devant la cour pour raconter et décrire son frère.

"Je suis très triste d'être ici et de le voir à côté de moi", confie-t-elle

Jonathan était "aimant, serviable" avec Alexia, explique-t-elle. "C'était un beau couple", poursuit la sœur de l'accusé.

La sœur de Joanthann Daval dit ne pas avoir été au courant du projet d'enfant du couple, ni de la fausse-couche d'Alexia Daval à l'été 2018. "Pourtant vous étiez proche", lui fait remarquer le président de la cour d'assises.

"En 10 ans, je ne l'ai jamais entendu lever la voix"

L'audience se poursuit avec les témoins de personnalité. Actuellement, une ancienne de collègue de Jonathann Daval témoigne devant la cour d'assises.

"En 10 ans, je ne l'ai jamais entendu lever la voix", dit-elle.

Cette collègue était présente au mariage de Jonathann et Alexia Daval en 2015. Elle a connu l'accusé au collège.

"Il est très gentil, on a du mal a comprendre (cette affaire, ndlr), raconte-t-elle. Il était réservé, ce n'est pas quelqu'un qui allait raconter sa vie."

Le président lui demande si Jonathann Daval lui a déjà parlé de son projet d'enfant:  "Je crois qu'il m'avait répondu que c'était prévu", dit la témoin d'un ton évasif.

"Je te souhaite bon séjour en prison", lance Isabelle Fouillot

Le face à face entre Isabelle Fouillot et Jonathann Daval se termine. Elle lui demande une dernière fois s'il a quelque chose à lui dire.

"Je suis desolé pour tout", souffle Jonathann Daval.
"C'est tout?", tente-t-elle.

Isabelle Fouillot devra se contenter d'un autre "désolé", elle qui l'interpelle en lui disant "j'attends mieux, Jonathann s'il te plaît". Il ne peux "rien dire de plus".

"Je te souhaite un bon sejour en prison. Adieu."

"Je voulais fuir la situation", dit Jonathann Daval

Isabelle Fouillot a tenté de faire crauqer Jonathann Daval pour obtenir les réponses à ses questions. Si son couple était en crise, pourquoi ne pas divorcer?

"On n'en a jamais parlé, ce n'était pas concevable pour l'image", répond Jonathann Daval.
"Tu ne l'aurais pas supporter", lui demande-elle alors d'une voix douce.
"Moi non", confie l'accusé avant d'ajouter: "Non, les deux, on ne voulait pas divorcer."

Isabelle Fouillot lui demande alors pourquoi il a inventé cette histoire de complot familial. "Tu nous a tout pris, lui dit-elle. Pourquoi tu nous a accusé de meurtre? Pourquoi tu as fait ça?"

"Je voulais fuir la situation, encore fuir", répond-il.

"Ne me dis pas que tu l'as tuée pour quelques mots"

Isabelle Fouillot, confrontée une nouvelle fois à son ancien gendre, lui intime de dire la vérité sur le meurtre de sa fille. Elle insiste, telle une mère sermonnant son enfant.

Jonathann Daval lui répond non quand elle évoque la possibilité que sa fille Alexia voulait le quitter, "la seule hypothèse" selon elle pour expliquer le passage à l'acte.

"Ne me dis pas que tu l'as tuée pour quelques mots", répond Isabelle Fouillot.

Jonathann Daval maintient sa version. La dispute du couple, les reproches.

"Je n'ai pas pu m'enfuir, après elle m'a retenu, dit-il. Tout est ressorti en moi, ces années de colère, de reproches."

Isabelle Fouillot lui demande pourquoi avoir frappé et étranglé Alexia. "Pour qu'elle se taise", redit une nouvelle fois l'accusé, qui alterne entre des regards au sol et des regards vers son ancienne belle-mère.

"C'est ça ta défense?!", s'étonne-t-elle. "Non", répond l'accusé observant ensuite un long silence avant d'ajouter:

"C'était une dispute, Isabelle, il faut me croire, c'était une dispute."

"C'est la dernière fois qu'on se voit", dit Isabelle Fouillot à Jonathann Daval

Les yeux dans les yeux, Isabelle Fouillot et Jonathann Daval se font face.

"Pourquoi en arriver là? Pourquoi ne pas être venu nous voir? Tu avais peur qu'Alexia te quitte", lui demande-t-elle.
"Non", répond l'accusé.

Isabelle Fouillot insiste, elle est toujours à la recherche de ce fameux pourquoi.

"S'il te plaît, aujourd'hui lâche toi, dit-elle en larmes à Jonathann Daval. C'est la dernière fois qu'on se voit, qu'on se parle. J'ai besoin de le savoir."

Isabelle Fouillot s'adresse directement à Jonathann Daval

Le président a demandé à Jonathann Daval de se lever. Il lui demande: "Monsieur Daval, c'est le moment de vérité cette vidéo?". "La dispute, oui", répond l'accusé, les yeux rougis.

Isabelle Fouillot prend alors la parole, elle demande à pouvoir s'adresser directement à Jonathann Daval, ce qui est accepté. D'une voix douce, la mère d'Alexia va enchaîner les questions pour tenter d'obtenir les derniers éléments de vérité qu'elle croit dissimulés par Jonathann Daval.

La vidéo de la confrontation entre Jonathann Daval et Isabelle Fouillot diffusée

L'audience a repris ce matin avec la diffusion dans la cour d'assises de la vidéo de la confrontation entre Jonathann Daval et Isabelle Fouillot dans le bureau du juge le 7 décembre 2018.

Ce jour-là, face à sa belle-mère, Jonathann Daval était revenu sur ses accusations à l'encontre de sa belle-famille et avait reconnu avoir tué sa femme Alexia.

A l'écran, les jurés ont pu voir Jonathann Daval, en pleurs, se mettre à genoux devant Isabelle Fouillot, en larmes aussi. Il s'était alors relevé puis son ancienne belle-mère l'avait pris dans ses bras.

Dans la salle de la cour d'assises, Jonathann Daval a du mal à regarder ses images. Il a le regard baissé la plupart du temps. Il est replié sur lui même dans son box. La famille Fouillot a, elle, le regard fixé sur l'écran.

Les réquisitions seront connues demain

Il est désormais acquis que le procès va durer une journée de plus. Cette cinquième journée va dans un premier temps être consacré à l'examen des faits.

L'interrogatoire de personnalité de Jonathann Daval avec l'audition de témoins, dont la mère de l'accusé devrait se dérouler cet après-midi. Les parties civiles devraient plaider dans la foulée.

Les réquisitions ne seront connues que demain. Suivront les plaidoiries de la défense. La parole sera donnée une dernière fois à Jonathann Daval avant que les jurés ne se retirent pour délibérer.

Le verdict devrait être connu samedi en fin d'après-midi ou dans la soirée, a précisé le président de la cour d'assises au début de l'audience.

La personnalité "caméléon" de Jonathann Daval décrite par les experts

Trois experts se sont succédé hier devant le tribunal pour détailler la personnalité de Jonathann Daval. Une personnalité "caméléon" et un homme qui fonctionne "en miroir" selon ce que les gens attendent de lui. Jonathann Daval a également été décrit comme "ne supportant pas la rupture".

La personnalité "caméléon" de Jonathann Daval mise en lumière au 4e jour de son procès

"Pour moi, il dit la vérité", assure la mère de Jonathann Daval

A son arrivée au tribunal de Vesoul, la mère de Jonathann Daval a apporté son soutien à son fils.

"Pour moi, il dit la vérité", assure Martine Henry.

La mère de Jonathann Daval va témoigner devant la cour d'assises ce matin.

"On attend de retrouver une paix", confie Jean-Pierre Fouillot

Jean-Pierre Fouillot a exprimé sa "fatigue" après ces quatre journées de procès, qui devrait se poursuivre encore demain.

"On demandait que ça se termine ce soir, malheureusement ça ne va pas être le cas", a déclaré le père d'Alexia. On voudrait que tout ça s'arrête, on voudrait rentrer chez nous, décompresser, oublier ça un peu pendant quelques mois. On attend de retrouver une paix."

Jean-Pierre Fouillot est toujours tiraillé dans ses sentiments envers Jonathann Daval. Entre celui qu'ils ont "choyé, élevé", "celui-là je serais tenté de dire que je l'aime encore" et le Jonathann "meurtrier", "celui-là c'est terminé".

"On a jeté nos dernières cartes": le père d'Alexia a peu d'espoir d'obtenir des réponses

Jean-Pierre Fouillot s'est montré peu optimiste sur le fait que Jonathann Daval apporte de nouvelles réponses sur le meurtre de sa femme.

"On est persuadé qu'il y a un phénomène déclencheur dont il n'a pas parlé, insiste le père d'Alexia. Aura-t-on des réponses? Je n'y crois pas beaucoup. Jonathann reste sur ses dires, je crois que ça va s'arrêter là."

La famille d'Alexia Fouillot va pouvoir s'adresser ce matin à l'accusé.

"On a jeté nos dernières cartes, il n'y a que les paroles et les sentiments qui peuvent faire bouger Jonathann", confie Jean-Pierre Fouillot.

Daval a reconnu avoir voulu tuer sa femme

Jonathann Daval, qui soutenait jusqu'à présent ne pas avoir voulu tuer sa femme Alexia, a reconnu jeudi devant les assises de la Haute-Saône avoir voulu lui "donner la mort".

"Quoi qu'il en soit, je lui ai donné la mort, oui, quand on étrangle quelqu'un comme ça c'est pour donner la mort", a-t-il répondu au président de la cour Matthieu Husson.

"C'est donc la mort que vous vouliez?", a insisté le président. "Ben oui", a lâché l'accusé.

Ses avocats s'étaient réservé avant le procès la possibilité de plaider les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, moins sévèrement réprimées que le chef de meurtre sur conjoint pour lequel il est jugé depuis lundi.

Bonjour et bienvenue dans ce direct

Le procès Daval entre dans sa dernière ligne droite. Ce vendredi, l'accusé est attendu à la barre pour un dernier interrogatoire, sur sa personnalité.

Les premières plaidoiries devraient suivre mais le verdict sera sans doute repoussé à samedi.

Jonathann Daval comparaît depuis lundi à Vesoul pour meurtre sur conjoint et encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès devait initialement s'achever vendredi.

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