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En cavale, un homme condamné pour le meurtre de sa femme a été interpellé

Palais de justice (PHOTO D'ILLUSTRATION).

Palais de justice (PHOTO D'ILLUSTRATION). - Thomas SAMSON / AFP

Ramon Cortès, condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa femme et libéré en janvier dernier en raison d'un fait de procédure, était en cavale depuis le 25 juin.

Ramon Cortès était bien présent dans le box des accusés pour son procès en appel qui débutait ce lundi devant la cour d'appel de Montpellier pour l'enlèvement, la séquestration et la mort de sa femme en 2013. Une comparution presqu'inespérée alors que l'homme de 49 ans puisqu'il a été interpellé ce matin dans le Gard après deux semaines de cavale et la violation de son contrôle judiciaire.

En octobre 2017, Ramon Cortès a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son ex-femme Rosine Roig. Le 16 septembre 2013, il avait enlevé la mère de ses trois enfants, obligée de se cacher de son mari violent depuis plusieurs semaines, à la sortie de son travail à Perpignan. Il l'avait ensuite séquestrée, exécutée dans un bois puis enterrée dans une tombe qu'il avait creusée la veille avec l'aide de sa maîtresse.

Une cavale "mûrie"

Le 16 janvier dernier, une décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes avait déclenché une vague d'émotion. Ramon Cortès était libéré au nom du "délai raisonnable" pour être jugé, 1 an et 8 mois après avoir fait appel de sa condamnation en première instance. Son procès en appel, qui devait se tenir en avril 2020, était en effet programmé au-delà du "maximum de 2 ans prévu par le nouvel article 380-3-1 du code de procédure pénale permettant la détention de la personne ayant fait appel d'une condamnation de cour d'assises".

Ramon Cortès, présenté comme un individu dangereux, avait été libéré et placé sous contrôle judiciaire strict dans l'attente de son procès en appel qui s'est ouvert ce lundi. Obligé de vivre dans son village de l'Aude, il devait pointer deux fois par jour à la gendarmerie. Mais le 25 juin, l'homme a quitté son domicile, laissé son véhicule et coupé son téléphone avant de se mettre en cavale.

Ce n'était pas juste un coup de sang, c'est quelqu'un qui avait mûri dans son coin ce projet, estime une source proche de l'enquête. Sa libération a été la chance de sa vie.

Tentative de fuite

Les enquêteurs de la brigade nationale de recherche des fugitifs, saisie par le parquet de Montpellier, se sont concentré sur l'entourage familial et amical de Ramon Cortès. La priorité pour traquer un fugitif. "Il est très difficile pour un fugitif de couper tous les liens avec l'enbtourage", rappelle un policier. A base de surveillance technique et physique, les policiers ont remonté ensuite le fil jusqu'à la commune de Villeneuve-lès-Avignon, où Ramon Cortès a été interpellé dans un logement de la commune par la BRI de Montpellier.

La situation était très compliquée au regard des faits, de la l'émotion suscitée par sa libération en janvier mais aussi du contexte général avec le début du procès en appel ce lundi, note un policier.

Au moment de son interpellation, l'homme a tenté de prendre la fuite par la fenêtre. Manifestement, Ramon Cortès ne comptait pas s'arrêter à cette commune du Gard. Avec des relais familiaux un peu partout en France, et parlant couramment espagnol, il est possible comptait poursuivre sa cavale.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV