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Ecole incendiée le soir d'Halloween à Béziers: trois jeunes mis en examen

Une école incendiée à Béziers.

Une école incendiée à Béziers. - SYLVAIN THOMAS / AFP

L'incendie de l'école des Tamaris, dans le quartier de La Devèze, avait détruit deux salles de classe et en avait endommagé douze autres. Un pompier avait aussi été sérieusement blessé au dos.

Trois suspects, dont deux mineurs de 15 et 17 ans, ont été mis en examen dans l'enquête sur l'incendie d'une école dans un quartier pauvre de Béziers le soir d'Halloween, a annoncé le procureur de la République ce vendredi soir.

Selon un communiqué du procureur Raphaël Balland, la juge d'instruction a décidé de mettre en examen les trois jeunes, interpellés mercredi, "après avoir procédé à leur interrogatoire, notamment des chefs de destruction en bande organisée du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, embuscade en réunion dans le but de commettre des violences avec usage ou menace d'une arme et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique".

L'incendie de l'école des Tamaris, située dans le quartier de La Devèze, avait totalement détruit deux salles de classe et en avait lourdement endommagé douze autres. Lors de l'intervention des pompiers de Béziers, un soldat du feu avait aussi été sérieusement blessé au dos en luttant contre les flammes.

"Tous ont contesté"

Le plus jeune des suspects, âgé de 15 ans et qui vit maintenant en région parisienne, a été placé sous contrôle judiciaire avec notamment "l'interdiction de paraître dans l'Hérault" et l'obligation d'un suivi par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Le jeune homme de 17 ans et celui de 19 ans ont été placés en détention provisoire. Un autre jeune majeur de 19 ans, interpellé lui aussi mercredi, a été remis en liberté à l'issue de sa garde à vue.

"Tous ont contesté avoir directement participé aux incendies. Seul le garçon de 15 ans a reconnu avoir jeté une pierre en direction des policiers venus sécuriser l'intervention des pompiers", a indiqué le procureur. "Le magistrat instructeur poursuit ses investigations qui devraient prendre encore plusieurs mois", a-t-il ajouté.

F.B. avec AFP