BFMTV

Double meurtre de Montigny-lès-Metz: une expertise médicale de Francis Heaulme demandée

Francis Heaulme s'entretient avec son avocate, , le 19 novembre 2002, au début de son procès en appel pour le meurtre d'Annick Maurice en 1986, devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle.

Francis Heaulme s'entretient avec son avocate, , le 19 novembre 2002, au début de son procès en appel pour le meurtre d'Annick Maurice en 1986, devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. - AFP

Une expertise médicale de Francis Heaulme, suspect des meurtres de deux enfants en 1986, a été demandée par l'avocat d'une des familles. Son état de santé se serait dégradé après deux infarctus.

Une expertise médicale de Francis Heaulme, principal suspect du meurtre de deux enfants en 1986 à Montigny-lès-Metz, en Moselle, a été demandée, a-t-on appris mardi auprès de l'avocat d'une des deux familles, alors qu'un procès pourrait se tenir en 2017.

"J'ai déposé en fin de semaine dernière une demande d'expertise médicale", a dit l'avocat des parents d'Alexandre Beckrich, confirmant une information du Républicain lorrain. "Je tiens absolument à ce que ce procès se tienne enfin. Donc, il s'agit de savoir si Heaulme est valide ou pas", a-t-il ajouté.

Sa demande fait suite à des déclarations de l'avocate de Francis Heaulme, selon lesquelles son client serait au plus mal, après deux infarctus. "Il souffre aussi de pathologies graves", a-t-elle expliqué à l'AFP. "Je ne suis pas sûre qu'il soit en état de passer plusieurs semaines dans un box."

Les familles attendent un procès

Plus de 30 ans après les meurtres de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, le 28 septembre 1986 sur un talus SNCF de Montigny-lès-Metz, et 14 ans après l'acquittement de Patrick Dils, condamné à perpétuité en 1989 avant d'être blanchi, les familles espèrent que le procès de Francis Heaulme aura enfin lieu.

Sa présence à proximité du lieu du crime le jour du meurtre avait été un élément clef de l'acquittement de Patrick Dils, et un premier "procès Heaulme" s'était ouvert en 2014. Mais il avait été ajourné dès le deuxième jour après des témoignages de dernière minute incriminant un ex-manutentionnaire, Henri Leclaire.

En juillet dernier, après de nouvelles investigations, la chambre de l'instruction de Metz a décidé de ne pas renvoyer Henri Leclaire devant les assises. Une des parties civiles a fait appel de cette décision. Désormais, le dossier est entre les mains de la Cour de cassation, qui doit l'étudier le 17 février et, espèrent les familles, rendre une décision rapidement.

A.Mi avec AFP