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Doigt d'honneur à des policiers: le journaliste Gaspard Glanz condamné à verser 500 euros d'amende

Le journaliste freelance Gaspard Glanz parle à la presse à son arrivée au Tribunal de Grande Instance de Paris, le 29 avril 2019

Le journaliste freelance Gaspard Glanz parle à la presse à son arrivée au Tribunal de Grande Instance de Paris, le 29 avril 2019 - Martin Bureau / AFP

Le journaliste a reconnu avoir eu un "geste inapproprié", effectué après avoir été poussé et visé par une grenade de désencerclement selon lui. Il devra verser 300 euros d'amende à l'Etat, et 100 euros à chacun des deux policiers pour préjudice moral.

Le journaliste Gaspard Glanz a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel de Paris à trente jours amende à dix euros, soit 300 euros, pour avoir fait un doigt d'honneur à des policiers, lors d'une manifestation en avril des gilets jaunes.

Cette condamnation est alignée sur les réquisitions du parquet. Le militant de 32 ans, à la tête du média Taranis news, devra de plus verser 100 euros au titre du préjudice moral à chacun des deux policiers qui se sont constitués partie civile.

Le journaliste a reconnu un "geste inapproprié" 

Gaspard Glanz, qui était jugé pour "outrage", avait été interpellé le 20 avril place de la République à Paris lors d'une manifestation des gilets jaunes, et placé en garde à vue. Sur une vidéo diffusée à l'audience, on le voit apostropher les forces de l'ordre et affirmer avoir été visé par une grenade de désencerclement. Il leur fait ensuite un doigt d'honneur après avoir été poussé par un policier.

Lors du procès, il avait reconnu "un geste inapproprié", parlé d'une "réaction épidermique" après avoir été poussé. Le représentant du parquet avait lui souligné que le doigt d'honneur n'était ni "de la légitime défense" ni "un acte de journalisme".

L'interpellation de Gaspard Glanz avait suscité de vives réactions et projeté le reporter sur le devant de la scène médiatique. Des syndicats et des sociétés de journalistes s'étaient indignés d'une "atteinte à la liberté d'informer". Le Premier ministre Édouard Philippe avait rappelé que "la loi est la même pour tous".

J. G. avec AFP