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Dix ans de réclusion pour avoir saboté les freins d'une juge

Dix ans de pirson pour avoir saboter le véhicule d'une juge.

Dix ans de pirson pour avoir saboter le véhicule d'une juge. - -

Pour avoir tenté de tuer une juge de Strasbourg en sabotant les freins de sa voiture, un quinquagénaire a été condamné à 10 ans de prison.

La cour d'assises de Moselle a condamné samedi à dix ans de réclusion un homme de 51 ans qui était poursuivi pour avoir tenté de tuer une juge de Strasbourg en sabotant les freins de sa voiture.

Jean-Noël Dubois qui comparaissait depuis mardi devant la cour d'assises de Metz a été reconnu coupable de "violences volontaires sur magistrate" en récidive. La cour n'a pas retenu l'intention de l'accusé, à l'origine poursuivi pour "tentative de meurtre", de tuer la juge.

Le ministère public avait requis 14 ans de réclusion. Le verdict a été assorti d'une interdiction pour l'accusé de résider en Alsace. Jean-Noël Dubois, qui encourait la perpétuité, a plaidé son innocence durant tout le procès.

Décrit par les experts psychiatres comme "pervers", "très dangereux" et "paranoïaque", il était également accusé d'avoir commis diverses dégradations et incendies aux domiciles de femmes qui l'avaient éconduit.

Il avait notamment mis le feu à celui de la conseillère d'insertion et de probation qui l'avait suivi en détention pour ces faits.

La juge avait révoqué un an plus tôt un sursis d'une précédente condamnation

L'affaire avait commencé le 20 janvier 2012, lorsque une juge d'application des peines de Strasbourg avait pris sa voiture et s'était rendu compte que le système de freinage était défaillant.

Elle avait réussi à immobiliser le véhicule, à bord duquel se trouvait son conjoint et son jeune fils, sans qu'aucun passager ne soit blessé. Une expertise avait ensuite mis en évidence que les freins avaient été sabotés.

La juge avait rapidement orienté les enquêteurs vers Jean-Noël Dubois, un ex-détenu dont elle avait révoqué le sursis d'une condamnation un an plus tôt, et qu'elle avait surpris en train de la suivre quelques jours avant les faits.

Jean-Noël Dubois avait notamment été condamné pour s'en être pris en 2008 à une femme qui l'avait éconduit: il avait englué la serrure de son appartement, lacéré ses pneus et l'avait harcelée téléphoniquement.

Placé en détention provisoire depuis un an, il a été maintenu en détention et écroué à l'issue du procès.