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Disparition de Sophie Le Tan: rejet d'une demande d'annulation de preuves présentée par le suspect

Les parents et les proches de Sophie Le Tan pendant une marche d'hommage, un an après la disparition de l'étudiante strasbourgeoise de 20 ans

Les parents et les proches de Sophie Le Tan pendant une marche d'hommage, un an après la disparition de l'étudiante strasbourgeoise de 20 ans - Frederick Florin / AFP

La demande de nullité d'éléments de preuve présentée par les avocats de Jean-Marc Reiser, suspecté d'avoir assassiné Sophie Le Tan en septembre 2018, a été rejetée ce jeudi par la cour d'appel de Colmar.

Les éléments de preuve sont toujours recevables. La cour d'appel de Colmar a rejeté ce jeudi une demande d'annulation présentée par les avocats de Jean-Marc Reiser, suspecté d'avoir assassiné l'étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan, introuvable depuis septembre 2018.

Début octobre, les avocats de Jean-Marc Reiser, 59 ans, avaient demandé, lors d'une audience à huis clos, que la saisie au domicile de leur client de plusieurs objets, notamment ceux couverts de traces de sang de la jeune femme de 20 ans, disparue en allant visiter un appartement, soit retirée du dossier d'instruction. Ils invoquaient des irrégularités procédurales, considérant que la saisie de ces objets s'apparentait à des "perquisitions déguisées".

Ni la famille de la jeune femme disparue ni les avocats n'étaient présents jeudi à la cour d'appel pour le rendu du délibéré, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des traces du sang retrouvées chez le suspect

Sophie Le Tan n'a plus donné signe de vie le 7 septembre 2018, le jour même de son 20e anniversaire, au cours duquel elle allait visiter seule un appartement à Schiltigheim, commune limitrophe de Strasbourg. Jean-Marc Reiser, qui avait posté l'annonce, a été arrêté quelques jours plus tard. Déjà condamné pour viols et acquitté au bénéfice du doute pour la disparition d'une jeune femme dans les années 1980, il a été mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration.

En dépit de traces du sang de Sophie Le Tan retrouvées chez lui - celles volontairement effacées retrouvées dans son appartement et celles sur les objets dont la saisie était contestée -, le suspect a réaffirmé, lors d'une audition devant la juge d'instruction le 5 octobre, être innocent. Selon lui, il aurait soigné la jeune femme blessée à la main, avant qu'elle ne quitte son domicile.

J. G. avec AFP