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Disparition de Fiona: ouverture d'une information judiciaire pour "enlèvement"

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès a déclaré mardi avoir ouvert une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration"

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès a déclaré mardi avoir ouvert une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" - -

Le procureur de Clermont-Ferrand a indiqué mardi avoir ouvert une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration", dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la petite Fiona, cinq ans.

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès a déclaré mardi avoir ouvert une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" après la disparition dimanche d'une fillette de 5 ans nommée Fiona.

"Nous n'avons pas de témoignage" signalant que la fillette serait montée dans une voiture à la sortie du parc, mais, "par déduction, cette hypothèse est une hypothèse majeure", l'enfant n'ayant pas été trouvée dans le parc, a expliqué le procureur. Pierre Sennès a précisé qu'il s'agissait de "la piste la plus probable".

La piste familiale est pour l'instant exclue

Après qu'une question a été posée sur le suivi d'une éventuelle "piste familiale", le procureur a expliqué qu'"il n'y avait pas de raison de remettre en cause la parole de la maman".

À propos de l'évocation par le beau-père de la fillette de menaces d'enlèvement de cette dernière par son père biologique, Pierre Sennès a indiqué ne disposer d'aucun élément pouvant étayer cette thèse.

Pourquoi l'alerte enlèvement n'a pas été déclenchée?

Interrogé sur le fait qu'une alerte enlèvement n'a pas été lancée, le procureur a répondu: "Je regrette de ne pas avoir pu le faire", évoquant le fait que le déclenchement d'un plan alerte enlèvement répond à des critères précis.

Le premier est qu'il faut que l'enlèvement soit "avéré". La seconde condition est la présence "d'éléments permettant d'orienter l'enquête". Il peut s'agir de témoignages sur la marque et la couleur du véhicule ayant servi à l'enlèvement, par exemple.

Mais le procureur s'est félicité de la "publicité" faîte autour de cette affaire grâce aux médias, notamment pour ce qui concerne l'appel à témoins. "Beaucoup de gens se sont manifestés", a expliqué le procureur qui a précisé que les témoignages étaient en cours d'analyse.

Le procureur a-t-il à ce stade de l'enquête une intime conviction? "Non, je n'ai pas d'a priori pour ne pas prendre le risque de passer à côté de quelque chose qui pourrait être important", a précisé le magistrat.

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David Namias