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Deux ambulancières soupçonnées d'avoir agressé des gendarmes près de Lyon

Image d'illustration.

Image d'illustration. - AFP

Les gendarmes du Rhône racontent sur Facebook avoir été victimes d'une agression commise par deux ambulancières dimanche lors d'un contrôle routier.

Deux gendarmes ont été violemment pris à partie par des ambulancières dimanche, selon la gendarmerie du Rhône, qui raconte l'histoire sur leur page Facebook. Les faits se sont déroulés après avoir voulu contrôler l'ambulance privée qui roulait sur l'A43 en direction de Lyon.

Gyrophare allumé, le véhicule circule "à très vive allure", selon le récit de la gendarmerie du Rhône. Les deux motards de la brigade motorisée de Brignais rattrapent alors "difficilement" l'ambulance qui multiplie les infractions: vitesse excessive, non-respect des distances de sécurité ou encore franchissement de ligne blanche.

Agression sur le parking de l'hôpital

Lors du contrôle, la conductrice dit transporter un patient en urgence vitale - une affirmation démentie selon les premiers renseignements recueillis - et les gendarmes décident d'accompagner le véhicule pour acheminer le patient le plus vite possible aux urgences. 

Une fois déposé et les formalités remplies, les gendarmes veulent reprendre leur contrôle sur le parking de l'hôpital. Mais la conductrice de l'ambulance refuse et "devient très agressive dans ses propos", selon les gendarmes qui décident de la placer en garde à vue. 

Les deux ambulancières les auraient alors agressé physiquement: "coups de pied, étranglement, griffures", détaille la gendarmerie qui indique que l'un des motards s'est vu prescrire 3 jours d'ITT. L'interpellation est stoppée tandis que "les deux ambulancières prennent ensuite la fuite dans Lyon" où elles finissent par être arrêtées par un équipage de la BAC. 

Une version démentie par les ambulancières

Placé en garde à vue, la conductrice va devoir répondre devant la justice des faits de mise en danger de la vie d'autrui, refus de se soumettre aux dépistages alcoolémie et stupéfiants ainsi qu'aux vérifications concernant le conducteur et le véhicule. Elle est aussi poursuivie pour les faits de violence sur agent dépositaire de l'autorité publique commise en réunion et rébellion.

L'ambulancière mise en cause a cependant tenu à démentir la version des gendarmes, auprès de Radioscoop. La conductrice affirme que le patient était bien en urgence vitale, nie avoir roulé "à 200km/h" sur l'A43 et déclare ne pas avoir agressé les gendarmes. 

Selon son témoignage, elle aurait été victime de sarcasmes et de provocations de la part d'un des gendarmes. Les deux ambulancières auraient par ailleurs fait l'objet de violences des militaires. Toutes les deux se sont vues prescrire 5 jours d'ITT. Avec sa collègue, elles ont décidé de porter plainte. 

Benjamin Rieth